Le Loup et l'Agneau [Dimitri]

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Le Loup et l'Agneau | Feat Dimitri Belkhan
Février 1690, dans les bois bordant Warwick's Bay et les campements gitans, matin.




    Les matins d'hiver sont sans doutes les préférés de Caoimhe. D'abord parce qu'ils sont plus frais que tous les autres, et c'est agréable de sortir emmitoufflée dans ces gros vêtements ; ensuite, parce que le soleil se lève tard, mais vite, et que donc elle peut s'éclipser sans être vue par les domestiques, son père, ou les membres du village. Elle sort toujours quand il fait encore nuit car le temps d'atteindre la forêt, le soleil se lève timidement et rase le sol, laissant sa douce lumière chaude filtrer entre les hauts troncs des pins de la forêt. La neige est à peine fondue, mais sans doutes que le lever du soleil réglera partiellement le problème. Alors qu'elle s'enfonce dans la forêt, elle y voit de mieux en mieux ; le monde se dévoile devant elle alors que ses pas quelques peu maladroits et engourdis par l'épaisse robe qu'elle porte, marquent profondément la neige. Elle a appris, avec le temps, à lire dedans pour y déceler d'éventuelles traces de pas... Ou de sang, parfois. L'on ignore ce que l'on peut trouver dans ce genre d'endroit ; un crâne de cerf est suspendu au dessus de la cheminée, chez elle. Un trophée qu'elle a rapporté d'une promenade un été. Le commerce de peau étant courant, par ici, ce n'est pas rare de trouver des ossements, et même si son père est désormais contre le fait qu'elle en ramène à la maison, il n'a pas rechigné contre un trophée accroché au mur.

    Aux aguets, et tout de même silencieuse, Cherry s'enfonce dans la dense forêt de pins ; le matin lui permet de tout voir, ou presque. Elle commence à fouiller çà et là, à sortir des sentiers pour trouver les herbes qu'elle recherche: Thym et romarin poussent en hiver, et en forêt elle le sait, peu attaqués par les animaux comme ce ne sont pas des plantes très grasses.

    Parlant d'animaux... Elle s'est baissée pour cueillir quelques tiges de thym, et en relevant les yeux, dissimulée derrière un large buisson couvert de neige, elle aperçoit une biche. Bien plus en contre-bas, cela dit ; la bête semble perdue, ou plutôt cherche quelque chose ou... Merry ne comprend pas vraiment. Elle reste là, à l'observer jusqu'à l'a voir détaler de son côté... Et jusqu'à ce qu'elle prenne violemment une flèche dans la poitrine, titube, et dévale une pente cachée derrière les tas de neige poudreuse qu'elle soulève d'ailleurs sur son passage. Se relevant d'une traite, bien qu'engourdie par ses vêtements et surtout sa robe, Caoimhe dépasse le tas de neige pour y découvrir, en bas d'une pente retournée tâchée de sang, le corps de la biche qui tente encore de se relever. A sa suite, et aussi doucement qu'elle le peut, l'écossaise s'approche de l'animal blesser qui s'agite en vain. Arrivée à son niveau, elle pose une main sur son encolure pour lui faire coucher la tête ; la pauvre bête n'en a plus pour longtemps. De sa force de mouche, elle casse la flèche entre ses mains pour balancer le rester derrière elle, observant le corps fumant, tâché d'hémoglobine, et tremblant de l'animal. Ses prunelles brunes rencontrent les mêmes chez la mourante ; mais elle n'a pas le temps de faire quoi que ce soit qu'elle entend déjà quelqu'un arriver.
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le 06.01.17 2:22
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La flèche fut lancée. Aucune hésitation.
Le campement avait besoin de peaux pour terminer l'hiver. Dimitri était parti tôt dans la matinée, accompagné d'un autre chasseur peu matinal. Ils avaient suivit les traces d'une biche, dont Dimitri sentait que la vieillesse ne tarderait à l'emporter. Elle ne pouvait plus mettre à bas. C'était triste de mourir ainsi, mais Dimitri voulait faire ça bien, rapidement et sans douleur. Ils étaient restés aux aguets pendant un bon moment, observants. Et le bon moment venu, le chasseur tendit sa corde, inspira un grand coup, et tira au niveau du cœur. Et Dimitri ne rate jamais sa cible.
Pourtant, ce matin-là, la flèche partit trop sur le côté, et fut lancé dans le flan de l'animal qui se mit à raire de douleur. Dimitri sentit son mal, et fut obligé de se contenir pour ne pas hurler lui aussi. L'autre chasseur le regarda, hébété et voulu tirer à nouveau mais Dimitri l'empêcha :

▬ « Inutile de gaspiller une autre flèche. Elle va mourir. Va chercher de quoi la récupérer, je pars l'achever. »

Le gitan grommela dans sa barbe et s'en retourna rapidement. Dimitri descendit la petite colline et suivit les trace de sang de l'animal dans la neige. Elle voulait fuir, par instant, pensant qu'il lui restait encore une chance de s'en sortir. Elle avait cependant beaucoup de volontée pour son âge, et Dimitri dût marcher pendant un petit moment avant de tomber sur la biche couchée à terre et ... Une jeune fille. Surpris, perdu, il crut que son esprit lui jouait des tours. Comment une gamine peut-elle traîner dans la forêt sans surveillance ? Une forêt réservée à la chasse et appartenant aux gitans. Enfin, plus ou moins aux gitans.

▬ « Recules ! Tu fais quoi ici ? »

Dimitri restait calme, bien que sa voix était sèche. Son accent anglais était aussi imprégné de consonances roumaines que la petite avait de consonances écossaises. Il observa un instant l'inconnue. Une fille de la colonie, bien mignonne, bien habillée. Mieux valait-il ne pas la brusquer ou lui faire de mal. Elle avait surement était intriguée par la biche.

▬ « La biche souffre. C'est terminé pour elle. Maintenant, recules ! »
le 06.01.17 12:44

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    Et le quelqu'un qu'a entendu Cherry ne tarde effectivement pas à arriver. En haut du tas de poudreuse et de la pente, l'écossaise voit arriver un grand homme aux allures... Peu communes. Il ne lui faut pas plus d'un coup d’œil pour comprendre qu'il s'agit là d'un gitan : sa coiffure, son attitude, son accoutrement... Alors qu'ils se dévisagent l'un et l'autre, l'un ne comprenant pas ce que l'autre fait ici, l'autre ne semblant pas le moins du monde impressionnée ou prête à détaler de peur, c'est elle qui détourne le regard la première pourtant, après que la voix de l'un use d'impératifs et d'une autorité qu'elle a trop souvent entendu de la part des plus grands. Être une femme de son temps n'est pas chose aisée, encore moins lorsqu'on est jeune puisque ça donne une énième raison aux hommes de se sentir supérieur et d'exiger les choses. Pour l'instant, elle mettra le comportement de cet homme-là sur le dos de son mode de vie et son incapacité à parler un anglais correct, sans doutes du au fait qu'il ne vienne pas d'ici.

    Si elle a tourné les yeux, ça n'est pas par soumission, mais bien pour retrouver ceux paniqués de la biche qui respire de plus en plus fort à mesure que l'homme s'approche. Un sursaut prend la bête quand son bourreau tonne une nouvelle fois, mais plus fort encore, semblant déterminé à ce que Cherry se pousse. Cette dernière tourne vivement la tête vers lui, entraînant sa chevelure blonde et ondulée dans le mouvement.

    S'il vous plaît, pouvez-vous ne pas parler aussi fort ? Vous êtes en train de la stresser plus qu'elle ne l'est déjà. Ses sourcils se sont légèrement froncés, pas suffisamment pour qu'elle ait l'air en colère, mais sûre d'elle. Comme si elle avait besoin de ça... Murmure-t-elle alors qu'elle tourne de nouveau la tête vers l'animal blessé, les yeux rivés sur elle. Une dernière caresse sur l'encolure et la demoiselle se lève, agrippant sa robe d'une main pour marcher convenablement. Puisse-t-elle trouver le repos qu'elle mérite. S'il vous plaît, faites-le vite, je ne regarderai pas. Et sur ces mots, l'écossaises s'éloigne de quelques pas pour laver ses mains avec de la neige, soufflant au creux de sa paume pour qu'elle fonde plus vite.
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le 06.01.17 15:59
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La jeune fille avait un drôle d'accent. Mais de par ses bonnes manières, et sa façon de s'adresser à lui, très polie, cela montrait bien qu'elle venait de Warwick Bay. L'écart entre la colonie et le campement était assez large mais ça n'aurait pas surprit Dimitri plus que ça de croiser des anglais. Ce qui peut toutefois le déranger c'est de savoir qu'une aussi jeune personne traîne seule par ici alors que l'on murmure en ce moment des rumeurs sur une chose qui rôderait dans la forêt.
Sans perdre plus de temps, Dimitri s'en retourna à son but principal, abréger les souffrances de cette biche. Sortant un poignard de son fourreau, accroché à la ceinture, il posa sa main contre l'animal pour la rassurer et pour lui promettre que ce ne sera plus long. Au fond de lui, il s'en voulait de ne pas avoir réussi son tir. La biche le ressentait, elle lui en voulait aussi, mais la douleur était telle qu'elle le suppliait de ne pas rater son coup cette fois-ci. Et il ne rata pas. Frappant la tempe avec la lame de toute ses forces, la tête de la biche tomba violemment au sol. Elle ne respirait plus.
Dimitri força sur la lame pour la retirer du crâne, sans dire un seul mot. Avant de continuer son travail, c'est-à-dire dépecer l'animal, il se redressa pour faire face à la jeune fille qui était toujours là, retournée. Pourquoi elle n'était pas partie ?

▬ « La suite ne va pas te plaire non plus.
Tu fais quoi ici toute seule ? Et tes parents sont où ?
»

Quinze années tout au plus. Elle n'était certainement pas une vagabonde, vivant dans la forêt, sinon il ne lui aurait pas posé cette question. Il aurait fait son travail sans se soucier. Mais cette gamine avait sûrement de l'importance pour quelqu'un. Quelqu'un de la colonie. Et ces disparitions d'enfants, dont on accuse les indiens et les gitans d'être de probables responsables ... On accuserait Dimitri si l'un des colons venaient à apparaitre et verrait cette gamine à côté de lui, un couteau ensanglanté en main.

On ne chercherait pas à comprendre ...
le 07.01.17 13:21

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    Pourquoi n'était-elle pas partie ? Sans doute parce que croiser des gitans qui ne grognent pas tout de suite au ton qu'elle emploie à leur égard est assez rare, peut-être plus que simplement croiser des gitans. Elle s'est à peine accroupie pour récupérer un peu de poudreuse et frotter ses mains avec, plissant les paupières en entendant le souffle de l'animal se taire alors que la lame pénètre ses os et met fin à son calvaire. Un soupir inaudible passe ses lèvres alors que son souffle réchauffe encore la neige entre ses paumes avant qu'elle ne les frotte entre elles pour se débarrasser de la terre et des poils bruns tirant vers le roux de la biche, désormais inanimée derrière elle.

    Et elle n'a même pas le temps de se retourner pour constater la scène que le gitan s'adresse de nouveau à elle. Son accent étranger est très sous-entendu mais présent. Cherry tourne légèrement la tête vers lui, les sourcils à peine froncés, manifestant son mécontentement face aux questions de l'inconnu. Son ton inquisiteur - sous prétexte qu'elle est jeune, rappelons-le - lui déplaît sincèrement. Malgré tout, elle décèle dans ces mots une éventuelle inquiétude qu'elle peut comprendre au vu de la situation.

    Je vous prierai d'être un peu plus courtois à mon égard, s'il vous plaît. Votre familiarité indiscrète me met quelque peu mal à l'aise. Ou peut-être cache-t-elle autre chose derrière son malaise. Peut-être n'a-t-elle simplement pas envie de lui faire part de ses pratiques ; les observations castratrices au sujet de ses choix d'activités lui pèsent tout de même assez. Je suis suffisamment âgée pour me promener sans mes parents, par ailleurs. Finalement, Caoimhe se retourne vers le gitan, plutôt lentement, agrippant d'une main encore humide son large manteau de fourrure blanche. J'étais juste en promenade, le matin est un moment adéquat pour ce genre d'activité. Elle ne dit pas tout et ne compte pas le faire ; d'un pas plutôt léger, quoiqu'encore freiné par la neige poudreuse, elle s'approche du désormais corps inanimé de l'animal ainsi que de l'homme qui se tient près de lui. Ses prunelles brunes se posent sur le visage de la biche et ses yeux vitreux, dépourvus de l'étincelle qui les habitait il y a quelques instants. Un frisson parcourt l'écossaise, elle fait face au gitan. Vous êtes chasseur, n'est-ce pas ? Demande-t-elle à son tour. S'il est impersonnel avec elle, elle ne va pas se priver pour l'être avec lui.
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le 08.01.17 19:17
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Je vous prierai d'être un peu plus courtois à mon égard, s'il vous plaît. Votre familiarité indiscrète me met quelque peu mal à l'aise.

Heureusement que la petite ne voyait que le dos du gitan. Elle n'aurait pas apprécié non plus son sourire moqueur. A un autre moment il aurait imité la personne, faisant des gestes grossiers, tant il déteste les bondieuseries. Mais cette fois-ci, il était réellement trop occupé à observer sa lame et se préparer au dépouillement.

Je suis suffisamment âgée pour me promener sans mes parents, par ailleurs. On pouvait l'entendre pouffer. J'étais juste en promenade, le matin est un moment adéquat pour ce genre d'activité.

Oui. Bien sûr. Évidemment. D'une autre côté, Dimitri était pareil quand il était jeune. Toujours attiré par cette immense forêt, ces arbres, ce silence inquiétant. Sûrement a t-il passé autant de temps seul ici quand il avait l'âge de la jeune fille. Mais ... Dimitri était tout de même prêt à rire, les joues gonflées. Mais un peu de tenue voyons, Dimitri, enfin ! Krkrkrk.
Bien sûr, il ne fit rien non plus lorsqu'elle s'approcha d'un peu plus prêt, bien qu'il eu le mauvais réflexe de ne plus bouger, restant jusqu'ici silencieux. Faisant mine ensuite de faire son travail et d'ignorer la présence dérangeante de cette Blanche. Et là c'est le silence. Vous êtes chasseur ? ...
Cette fois-ci, Dimitri fit un bruit étrange : celui du gars qui s'est trop retenu de rire et qui crache ses poumons. Un rire qui fait écho. Il est franchement dégueulasse ce rire.

Oui je suis chasseur !
Je traîne pas dans la foret pour rien y faire. J'ai pas de temps libre rien qu'à moi pour me "balader".


C'était plus fort que lui. Elle l'avait cherché. Il était obligé de se moquer d'elle. Au moins elle avait réussi à le faire rire, et ce n'était pas arrivé depuis un moment. Reprenant ses esprits, ignorant la gamine qui le faisait rire à chaque paroles, de par sa façon de parler.

Je dois tire que tu as du courage.
C'est pas n'importe quel gamin qui traînerait dans la forêt tout seul. Même moi j'y vais seulement par obligation. Surtout avec cette légende d'un monstre qui ...


Il ne dit plus rien.
Comme coupé dans son élan. Il regarde par dessus l'épaule de la gamine, les yeux grands ouverts, la bouche fermée. Lentement, tout bas, il lui murmure de ne plus bouger, quelque chose est juste derrière toi. Puis après un instant qu'il aurait aimé être plus long, mais son impatience était trop grande, il jeta son bras contre celui de la petite et lâcha un cri effrayant pour imiter une quelconque créature immonde et féroce.
Puis il se mit à rire de nouveau et tourna le dos comme si de rien était, reniflant goulument. Content de sa blague.

le 14.01.17 9:50

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    Ce rire.
    Un rire pire qu'insupportable, un rire qui résonne dans toute la forêt, qui fait grincer des dents la jeune bourgeoise aux côtés de celui qui s'esclaffe, se moque ouvertement d'elle.
    Et elle, elle est profondément vexée. Qu'il appuie comme ça la naïveté de sa question la blesse encore plus. Les sourcils froncés, elle le darde méchamment de ses prunelles brunes, réfléchissant déjà à un moyen de le maudire sur au moins cent générations. Aucune possibilité de réponse ne lui est offerte, et vu sa morphologie on ne peut moins fluette, elle ne tiendrait pas deux secondes face à lui. Oh, elle pourrait très bien lui lancer une boule-de-neige comme elle l'a si bien fait à Adam, mais ne connaissant pas cet homme, elle ne préfère pas tenter le diable et risquer sa peau. Pour le moment.

    Au moins, il lui reconnaît un certain courage. Évidement, elle n'est pas comme toutes ces pimbêches qui préfèrent rester à la maison à faire du point de croix. Caoimhe préfère mille fois mourir brûlée pour sorcellerie que de devoir s'adonner à ce genre d'activités.
    Même si bon... Un peu de point de croix au coin du feu avec une infusion n'est jamais désagréable. N'a-t-on pas le droit d'apprécier des moments de calme et de créativité ? Puis, de toute façon, elle sera forcément mariée, alors quitte à faire des activités de femme, autant faire les plus intéressantes et minutieuses, hm.

    Oh, elle ne l'écoutait pratiquement plus. Son oreille distraite a vaguement entendu parler d'une histoire de monstre. Elle reporte véritablement son attention sur le gitan que lorsqu'il lui murmure quelque chose. Jetant un rapide coup d’œil vers l'arrière, elle arque un sourcil, et ne sursaute - quand le chasseur la bouscule un peu en grognant comme un animal - que parce qu'elle craint qu'il ne mette du sang de gibier sur sa robe ou qu'il ne soit soudainement peut-être un peu possédé.
    Soupirant bruyamment, elle hoche vivement la tête de gauche à droite, râlant dans sa barbe de jeune fille de seize ans.

    Je me demande vraiment qui de vous ou de moi est le "gamin", ici. Déclare-t-elle alors, commençant sincèrement à se dire qu'elle ne va rester plus longtemps aux côtés de cet homme pourvu d'une immaturité sans nom. Si j'avais hurlé de peur et que quelqu'un serait arrivé et vous aurait vu avec un couteau ensanglanté à la main, vous aurez été abattu sur-le-champs. Maugrée-t-elle de nouveau, encore vexée qu'il se soit moqué d'elle de la sorte.

    Un nouveau soupir, plus calme cette fois, et elle contourne le corps inanimé de la biche pour récupérer le morceau de flèche qu'elle a cassé précédemment, encore dans la neige. Elle le jette aux côtés du chasseur, puis s'avance vers la carcasse et lui, lui faisant désormais face. Semblant tout à coup moins inquiète pour sa robe, elle plie un peu cette dernière sous ses genoux pour s'asseoir dans la neige. Ah, aurait-elle décidé à rester à discuter avec cet étrange représentant de la branche humaine ?
    Vous êtes un gitan, n'est-ce pas ? Je suis juste curieuse d'apprendre de nouvelles choses, sachez-le. Et si vous préférez vous moquer de mon innocence plutôt que de répondre à mes questions, je m'en irai. Et sans doute souhaitera-t-elle de ne plus jamais le rencontrer.


EDIT 13.04.17 : RP ABANDONNÉ.
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le 14.01.17 20:49

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