La vie à Warwick Bay

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Le marteau des sorcières
Le puritanisme

Le puritanisme est une doctrine à la fois religieuse et politique instaurée en 1630 en Nouvelle-Angleterre (territoires britannique du continent américain) par les Pères fondateurs, désireux de fonder de "Nouvelles Jérusalem" et de vivre librement leur religion. En Pennsylvanie, c'est le quakerisme (sous-branche du puritanisme) qui s'est imposé après la fondation de l'Etat par William Penn : plus tolérante et égalitariste que ses consœurs, elle n'en reste pas moins austère et fidèle à la Bible. On ne s'appelle pas Monsieur ou Madame mais Ami et Amie. Hommes et femmes peuvent parler librement, car pour les quakers, tous les êtres sont égaux sous le regard de Dieu.

Les Puritains insistent sur la chasteté, sauf au sein du mariage où les rapports sexuels sont vivement encouragés. Il est même possible d'être puni pour avoir dérogé à la règle. Ayant la main mise sur la colonie, ils gèrent en grande partie son fonctionnement, ses lois et imposent à sa communauté un diktat religieux très strict. Les Puritains sont d'ailleurs les premiers à mettre en place les chasses aux sorcières et à instaurer les punitions qu'ils jugent nécessaires à tout acte de sorcellerie ou manquement aux lois de la ville ainsi qu'aux lois allant contre l'autorité de leur église.


Le commerce et les ressources

A Warwick Bay, le plus gros du commerce se fait par voie maritime. La colonie étant installée aux abords d'une rivière, les bateaux vont et vienne et descendre le territoire pour rejoindre Harrisburg. La ville jouit d'une excellente position notamment grâce à la culture de fruits et légumes ainsi qu'à l'artisanat. Pourtant ce qui se démarque le plus c'est avant tout la traite des fourrures (qui représente le plus gros des activités économiques et destinée aux marchés européens), notamment échangée contre des biens de nécessité avec les indiens. La monnaie la plus courante est l'or espagnol bien que ce soit le troc qui domine dans le commerce. Parfois, on utilise même les perles de wampum comme paiement pour les marchandises.


L'esclavage

L'esclavagisme est essentiellement porté sur la traite négrière, ou traite des noirs, pour le commerce d'esclaves. Il y a deux ans, en 1688, la Protestation de Germantown est écrite et critique vivement l'esclavagisme. Pourtant à Warwick Bay, ce texte ne semble pas avoir eu beaucoup d'impact puisque les esclaves sont encore nombreux et surtout leur sort est peu enviable. D'autant que la religion quaker, aussi égalitariste soit-elle, peine à prendre le pas sur des années de racisme.

Le statut des esclaves est ambigu, entre le bien meuble et l'être humain. Il faut comprendre que les personnes de couleur sont considérées comme inférieures et parfois même comme des animaux dénués d'âme. Ils forment une main d’œuvre importante pour les colonies et permettent ainsi un essor économique grandissant. Quelques familles de Warwick Bay possèdent aussi des esclaves domestiques. Les maîtres doivent leur fournir des vêtements, leur accorder le repos et une retraite. L'interdiction de châtiments corporels et de mise à mort est souvent bafouée, d'autant plus sur les femmes et les personnes âgées. Les condamnations pour insurrection ou menace sur le maître peuvent être cruelles

Il arrive que certains esclaves soient affranchis. Mais affranchissement ne signifie pas liberté. Bien souvent, l'affranchi doit rester auprès de son maître jusqu'à sa mort. Il leur est aussi possible, bien que difficile, de réunir l'argent pour racheter leur liberté. Mais si cette dernière est acquise, les préjugés et le mépris à leur égard demeurent, quant à eux, toujours bien ancrés dans l'esprit des hommes libres.


Justice et châtiments

Humiliation publique. Plus que la punition physique, c’est ce que doit ressentir un citoyen reconnu coupable de délits ou de crimes. Le pilori demeure le châtiment le plus usité : deux planches retiennent le condamné. Il existe deux sortes de piloris : celui destiné aux pauvres leur enserre poignets et chevilles, tandis que l’élite doit avoir le cou et les poignets retenus. La honte, elle, se déverse sur eux en injures et victuailles pourries lancées par les passants. La « lettre écarlate », elle, est plus durable. Il s’agit de l’initiale du crime ou du délit (ex : F pour Fornication, V pour Vol…) cousue sur le vêtement du coupable ou marquée au fer rouge sur sa peau. Les plus graves offenses sont punies de 20 à 40 coups de fouet. La mort par pendaison ou sur le bûcher concerne l’adultère et le blasphème entre autres.

Certaines condamnations se destinent, pour l’essentiel, aux femmes. Épouses désobéissantes et commères sont soumises au supplice de l’eau : assises sur un siège en bois attaché à une planche, elles sont plongées dans l’eau puis sorties à maintes reprises. Plus rare et plus cruelle, la « bride des mauvaises langues » : ce masque de fer enclavant la tête est doté d’un morceau pourvu de piques servant à compresser la langue voire à la lacérer si l’imprudente la bouge. Le châtiment s’accompagne, lui aussi, des moqueries et injures de la communauté.

Le procès d’un sorcier ou d’une sorcière commence toujours par une plainte. Les témoignages sont entendus avant que l’accusé ne soit arrêté et soumis à l’ordalie – épreuves religieuses visant à prouver son innocence ou sa culpabilité. Il ou elle est ensuite assise sur une sellette et confrontée à ses accusateurs lors d’un procès. Le corps de l’accusé est ensuite pourléché de tortures diverses et de mains religieuses cherchant la « marque du diable », l’excroissance de chair destinée à nourrir le familier (cf. sujet sur la sorcellerie). La sentence va ensuite du simple bannissement au bûcher, en passant par la pendaison. Parfois, le condamné est discrètement pendu avant d’être brûlé.  
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