[RP libre] Sombre médecin [Whisper & Sonja]

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Wendigowak.

Le nom de la Bête siffle, écorche, effraie. Il s’immisce dans les oreilles des Blancs qui l’entendent et le prononcent sans le comprendre – sans chercher à comprendre. Il fait douter les cœurs les plus hardis. Les femmes enferment les gamins à double-tour dans leurs chambres – la rumeur dit que cette créature s’en prend aux plus faibles. L’affolement général claque les portes pour les verrouiller à double-tour.

Warwick Bay se tait et pourtant Warwick Bay bourdonne. Elle se tapit dans l’ombre, proie effrayée, chasseuse de pacotille attendant qu’un piège vienne enfin la libérer de ses tourments. Mais Whisper, l’apothicaire, l’affranchi, le toléré, n’a pas le droit de s’enfermer. Il s’attèle à la tâche, accusant mille idées dans son crâne dégarni. Et ce mot. Cette appellation.

Wendigowak.

Son âge et son expérience lui ont permis de connaître ce nom. Jamais encore il n’a pu en rencontrer un de son vivant – au contraire des si discrets change-peaux. Les natifs du Cercle lui en ont déjà parlé, et il connaît bien la vieille mère du clan Mohawk. Parfois, il regrette de ne pas pouvoir davantage lui rendre visite. Il s’est habitué aux trahisons de sa vieille carcasse. À la solitude qui le tiraille au fur et à mesure qu’il s’approche de la fin. Tel semble être le destin des aïeux qui n’ont plus que leurs os pour leur tenir compagnie – l’autre vieille chèvre ne lui dira pas le contraire.  Mais il semblerait que l’apothicaire ait un sursis. Les gens ont beau lui cracher dessus, ils ne peuvent se passer de lui – il s’en est assuré.

Le petit dispensaire à l’intérieur de l’hôpital a été réquisitionné. À l’intérieur, Whisper prépare bandages, onguents, attelles et autres cataplasmes. Le Patriarche s’attend déjà au pire. Peut-être devra-t-il choisir ceux qu’il voudra protéger contre la fureur du monstre. Car il fera encore des dégâts. Tout moyen de l’annihiler, ou de l’anéantir, sera le bienvenu.
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le 16.05.17 1:26
Les dernières heures avaient été effrayante, du moins en un sens. Avec ce groupe essentiellement composé d'hommes, Sonja était allée au cœur de la forêt à la recherche de ce monstre : Wendigowak. L'ancienne esclave se fichait pas mal de ce que ça pouvait être, homme, animal, monstre, être venu d'ailleurs... l'essentiel était de régler le problème, bien qu'elle l'aurait surement laissé avec grand plaisir continuer à exterminer les blancs. Hélas, les indiens étaient également touchés, comme les esclaves. Alors, elle ne pouvait pas laisser les morts devenir plus nombreux.

La rencontre avait été violente au fond de ces bois. La chose n'avait point peur des humains qui ne sont au final que du bétail voir même de misérables insectes pour la créature. La noire avait bien faillit y passer, la chose avait exterminé des blancs avant de s'approcher d'elle, lui empêchant toute chance de fuite. Oh oui, elle avait senti l'odeur de la mort de prêt, la caressant même du bout de ses doigts griffus, la reniflant d'une manière étrange. Mais la mort n'était pas venue pour l'emporter. Sa vie lui appartenait toujours. La chose cherchait son enfant et grâce à Wakiza, ils bénéficient tous de quelques heures pour trouver le gamin en question. Partir à sa recherche semble difficile, alors des groupes se sont organisés, chacun faisant quelque chose de précis ou pas.

Lutumba cherchait de quoi soigner essentiellement, car elle compte bien retourner au "front", revoir la créature une fois de plus et aider ceux qui vont se battre. Elle pense surtout aux Indiens et à son ami Wakiza, les blancs pourront crever comme des chiens ! Ainsi, elle s'était rendue à l’hôpital dans l'espoir de trouver compresse et bandage pouvant servir et aider. A son arrivée, elle voit Whisper, s'affairant à la tâche, elle ne tarda pas à le rejoindre. "Tu es déjà là ! Toi aussi tu viens aider pour cette grande chasse !" dit-elle simplement.
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le 16.05.17 22:17

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Ses lèvres charnues et parcheminées ne peuvent s’empêcher de sourire derrière les poils drus de sa moustache quand il aperçoit Sonja. C’est qu’il l’aime bien. Rares sont les personnes auxquelles il s’est attachées, mais il ressent quelque solidarité pour ses pairs. Les noirs. Les rouges. Ceux dont la peau accueille le soleil, quand celle des autres brûle. Il se contente d’acquiescer, un peu gauche, quand elle semble rayonner malgré l’horreur qui rôde.

« Grande chasse… Ouais. Je donne un coup de main pour soigner, tout ça. C’est tout ce que je peux faire. »

Pour l’instant.
Le Patriarche attend, en réalité, de cueillir davantage de détails sur le monstre à bois de cerf. A-t-il fait beaucoup de dégâts ?

« Peux-tu me dire ce qu’il s’est passé, là-bas ? Tu as vu le Wendigo ? Il y a beaucoup de blessés ? »

Sa voix rocailleuse roule comme les vagues tourmentées d’un grand océan. Paisible de nature, soudainement agité. Le travail est son seul refuge – seul sursis. Whisper a le sentiment qu’il ne pourra rester à l’arrière, malgré son âge. Il a ses devoirs. Ses engagements. Comment faire sans se démasquer ? Le vieux sorcier suit sa jeune comparse du regard.

« Prends ce dont tu as besoin. Ils t’ont laissé venir avec eux, à ce que je vois. » ajoute-t-il en haussant un sourcil.

Il se demande comment elle a fait. C’est une femme – une Noire. Jamais il ne douterait de son courage, ni de sa détermination. Ce qui n’est pas le cas de la majorité des colons.
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le 18.05.17 1:02
Comme elle le pensait, Whisper était là pour aider, préparant de quoi soigner les futurs blessés... Encore faut-il qu'ils arrivent ici vivant pour être en mesure de recevoir des soins. Car de ce qu'elle a vu, dès que le monstre s'attaque à un humain, il y a vraiment peu de chance que ce dernier parvienne à s'en sortir. "Je ne suis pas certaine que tu aies grande monde à soigner..." Sonja avait dit ça avec un certain cynisme, mais ne permit de ne pas en dire plus.

Son vieil ami lui demande si elle avait vu la chose et si elle était au courant de ce qu'il s'était passé plus tôt dans le bois. Oui, elle savait tout, elle avait tout vu, tout entendu, se trouvant au milieu de l'attaque. Elle fit quelques pas avant de débuter les explications. "Il est simplement arrivé ce qu'il devait arriver : la mort d'un tas de blanc !" A l'entendre, on pourrait croire qu'elle se délectait de ce souvenir. Elle déteste tous ces hommes qui méprisent les noirs, alors s'ils se sont fais déchiqueter, c'est ce qu'ils méritaient. "La bête était bien là, tapis dans l'ombre. Et nos torches enflammées ne lui faisaient pas peur. La créature est rapide, très rapide. Plusieurs fois, elle a éteint nos torches, profitant de l'obscurité et de notre absence de visibilité pour s'en prendre à plusieurs d'entre nous. Beaucoup de blanc se sont fait étriper..." N'importe qui aurait pu dire que c'était un spectacle terrible, mais pour elle. Ce n'est que la mort, rien de plus et la mort est une chose naturelle, car tôt ou tard, les humains redeviennent poussière. "Le wendigo m'a également approché de très près... En fait, il a réussi à me toucher, je pouvais sentir son souffle et son haleine sur son visage. Mais... elle ne m'a fait aucun mal. Elle cherchait quelque chose, elle me reniflait..." Cette expérience avait été étrange. Sa mort aurait pu arriver, mais la vie l'a emporté. "Les indiens ont réussi à établir un contact avec le monstre, c'est certainement ce qui m'a sauvé... Wakiza avait réussi à tisser une sorte de lien avec la créature. C'est loin d'être gagné, mais les choses ont avancé au moins.

"Tu sais, je n'ai aucune valeur pour eux, si on m'a laissé venir, c'est surement parce qu'il pensait que je pourrais être un appât ou quelque chose dans ce genre." Sonja se fichait pas mal du rôle que les blancs pouvaient avoir choisi pour elle. Au moins, elle n'était pas morte. Elle continuera de suivre les Indiens, elle peut le faire confiance. Regardant ce que le vieil homme avait préparé, elle prit des bandages qui pourrait  éventuellement servir en cas d'hémorragie et pour faire des garrots. "Tu es au courant... que la chose cherche son enfant ?"
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le 18.05.17 21:16

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Pas grand monde à soigner, qu’elle dit. Soit la chance a protégé les volontaires, soit la mort les a débarrassés des plus faibles. Il n’arrive pas à sourire lorsque Sonja se réjouit de la mort de ces Blancs : celle de ses alliés natifs éprouve trop ses pensées. Wendigo. La bête ne voit pas les couleurs, comme elle ne voit pas la douleur : elle dévore, démembre, arrache. La description de la Bête lui inspire quelques hochements de tête évasifs. Il rumine dans sa moustache quelques « Mmh, mmh » désabusés. Lui non plus ne craint plus la mort. Il héberge un cadavre ambulant – ou l’inverse – et se rapproche de son heure. Il attend, en bon vieillard, que les dieux viennent le cueillir. Qu’il se repose enfin de ces souffrances.

Whisper frémit un peu pourtant quand elle lui parle de son tête-à-tête. Comment a-t-elle fait pour survivre à l’échange ? Qu’a pensé le Wendigo en approchant la jeune affranchie ? Peut-on encore penser, lorsque la sauvagerie écrase à ce point la conscience ? Ou alors…

« Tu es au courant... que la chose cherche son enfant ? »


Brusquement, ses prunelles sombres se lèvent vers elle. Son palpitant s’affole à l’annonce de ce détail.

« Tu as bien dit… son enfant ? »

Le bokor croise les bras, sourcils froncés. Un enfant. Le Wendigo a un enfant – chose banale. Et « elle » – comme Sonja l’a appelée – s’en souvient. Elle le cherche.

« Si cette bête, comme tu dis, cherche son enfant… Ça veut dire que tout n’est pas perdu. Que nous ne sommes pas obligés de la tuer. Ça veut dire qu’il reste une parcelle d’humanité en elle, et cette parcelle, c’est son enfant… »

Si sa carcasse tend à le trahir, sa cervelle ne lui a pas encore fait défaut. Les rouages dans sa tête s’actionnent, crissent, roulent. Les pensées s’entremêlent pour engendrer des dilemmes.

« Si cette chose a encore un grain d’humanité dans la caboche, il me paraît juste de la traiter en tant que telle. Tuer la bête, pas la personne. Qu’en dis-tu ? »


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le 18.05.17 23:44
Oui, la créature est à la recherche de sa progéniture, c'est assez surprenant d'ailleurs. Après avoir tué autant de monde, elle parvient quand même à garder cette idée à l'esprit. Mais est-ce que l'enfant est encore de ce monde ? Visiblement, la transformation d'un humain en cette chose n'est pas du tout anodin. Alors, même si elle ne connait pas toute la culture indienne, elle ne peut pas cesser de penser que la transformation, que ce changement à eu lieu à cause d'un trop grand choc... Pourquoi pas la mort d'un enfant ? Depuis, elle aurait oublié la mort de ce dernier, cherchant avec désespoir à le retrouver. Ce n'est qu'une supposition. Au contraire, il pourrait toujours être vivant. "Oui, j'ai bien dit son enfant ? Pourquoi ? Cette histoire de dit quelque chose ?" demande-t-elle simplement en l'observant tout en cherchant à trouver une réponse qui ne venait pas.

Whisper imaginait que l'histoire de l'enfant était une bonne chose, que ceci pouvait leur faire gagner du temps et que surtout, tuer le Wendigo ne serait pas nécessaire. Ceci l'interloqua assez pour qu'elle le regarde avec de grand yeux. Toutefois, elle le laissa continuer, curieuse de connaitre la suite de son idée. D'après lui, la chose pourrait être sauvée. Ceci laissa un petit rire s'échapper de la gorge de Sonja. Elle n'y croyait pas vraiment et d'après les dire de l'Indienne, on ne peut pas sauver un Wendigo. "Parce que tu penses que les blancs vont la traiter avec humanité ? Ils ne voient que le mal qu'elle a fait. Tuer, étriper, déchiqueter, dévorer... Jamais, ils n'auront d'humanité pour elle, tu peux me croire. Les seuls qui peuvent encore le faire ce sont les indiens !" Wakiza, c'est lui qui était entré en contact avec le monstre, réussissant à obtenir l'information. D'ailleurs, elle pensa à quelques choses. "Lorsque que j'étais à la merci de la bête, Wakiza a réussi à entrer en contact avec elle... Maintenant que j'y pense, il se pourrait que le Wendigo soit indien. Il a compris la langue du guerrier et lui a même répondu. Si c'était un colon, il n'aurait probablement rien compris. Donc si son enfant est bien réel, c'est probablement un indien..." Ce n'était que des conclusions qu'elle tirait, rien de bien extraordinaire. Bien sûr, elle pouvait se tromper.
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le 19.05.17 20:23

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De nouveau, Whisper ponctue l’allégation de sa comparse par des hochements de tête et des grognements. Sonja voit clair. Une idée vient s’immiscer dans son vieil esprit. Risquée. Mais faisable – surtout pour un Patriarche. Il devra sortir de la ville. Se faire discret, et trouver le moyen de contacter les change-peaux. Pas le temps de se concerter avec le Coven : pour cette bataille, il fera cavalier seul.

« Tu as raison. Wendigo ou non, on a rarement vu les Blancs se montrer conciliants envers les natifs. »

Il se redresse, vieille branche encore solide.

« Nous sommes face à un phénomène qui les dépasse. Cette chose est liée à la nature qu’ils détruisent. Ils ne pourront rien faire pour elle. Mais nous, nous pouvons. »

Moi, je peux.
En partie.

« Si nous les laissons faire Sonja, la rage du Wendigo empirera. Elle ne pensera plus à son enfant – elle l’oubliera. Et là, je garantis pas qu’elle t’épargne, la prochaine fois. »


Il s’affranchit du verbe hypocrite et des bienveillances inutiles. C’est une guerre, avec son lot de violences sanguinaires. Comme celle qui a décimé son peuple, et celle qui a brûlé les siens. Celle qui s’abattra de nouveau. Toujours la même, celle des peaux laiteuses.

« Il faut qu’on éloigne la bête. Qu’on la force à se rabattre vers les Indiens. Ils sauront mieux que nous quoi faire en évitant les dégâts. Pour ça, va falloir faire diversion. Tu es prête à m’aider ? »

Ses prunelles noires soulignent la gravité de la situation. Sa question, au moins, lui donne le choix : l’aider ou fuir. S’évaporer sans regrets, et laisser ce vieux fou à ses occupations.
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le 22.05.17 1:17
Le vieillard disait pouvoir aider la chose. Vraiment ? Elle ne voit pas trop comment on peut faire ça ? Cette créature a tué, elle semble avoir un point de non-retour, du moins c'est ce qu'elle imagine. Mais contrairement à beaucoup, elle ne connait rien à la sorcellerie ou ce genre de choses étranges. Elle était donc curieuse de connaitre l'idée qu'il avait en tête. "Et qu'est-ce qu'on peut faire de plus que les blancs ?" interroge-t-elle en espérant bien avoir une réponse. D'après lui, laisser les hommes blancs agir et tuer la bête ne fera qu'empirer les choses. Peut-être... en même temps, les blancs ne savent rien faire de bien. La guerre, cela semble être leur seule et unique passion, tout comme tuer, détruire et asservir. La jeune femme observait son ami tout en écoutant ce qu'il proposait. L'idée pouvait être bonne, mais attirer le Wendigo chez les Indiens ne sera pas une mince affaire. Elle veut bien servir d'appât, mais elle n'est pas aussi rapide que son adversaire. "Je suis toujours prête à aider ! Mais tu comptes faire diversion comment ? J'ai été à quelques centimètres de la chose. Je peux te dire que je l'ai vu à l'œuvre, elle est rapide, sournoise et violente. Ni toi, ni moi ne pouvons rivaliser contre elle niveau vitesse." En attendant la réponse, elle prit de nouveau bandage pour en mettre plus dans le sac en toile, vu ce qu'il vient de dire, il vaut mieux être prévoyant. "C'est quoi ton plan ?"
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le 22.05.17 21:27

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Malgré la gravité de la situation, un mince sourire s’étire sous les moustaches poivre et sel. La dévotion de Sonja est enivrante. Le duel avec la bête aurait pu l’inciter à se replier, mais elle reste là, brave. C’est grisant. Son visage souriant se plisse en rides solaires.

« Dans ce cas, ce n’est pas la chose qu’il faut divertir. Mais les Blancs. »

Il s’appuie sur la table. À ses côtés, onguents et cataplasmes n’attendent que de servir. Mais c’est tout autre chose qui les sauvera – il en est persuadé. Le wendigowak, mauvais esprit, affaiblit l’âme de l’Indien. Les deux se battent encore au sein d’une carcasse maudite. Il suffit de bannir l’esprit pour conserver l’âme.
Un exorcisme.
Ses vieilles dents se dévoilent dans un sourire satisfait. C’est que sa caboche n’est pas si vieille, finalement.

« On doit trouver un moyen de les mener dans la mauvaise direction. Trouver nous-mêmes le Wendigo. J’ai un moyen de le repousser. Ça va pas te plaire, mais il va falloir me faire confiance. »

Il se gratte la tête. Plus le temps de réfléchir. Il faut agir. Quitte à avoir l’air d’un vieux fou.

« Il me faut du sel. J’en ai à l’apothicairerie. » gronde-t-il.

Déjà le sorcier semble plus imposant. Décidé. Agité. Il y a comme une aura sépulcrale qui suppure de sa vieille carcasse.

« Et si tu te poses la question, je suis totalement lucide. Certaines choses t’échappent, et nous n’avons pas le temps pour des explications. Et si t’as pas envie de le faire pour les Blancs, ou pour moi, alors fais-le pour les Indiens. »
assène-t-il.
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le 27.05.17 12:56
La jeune femme attendait les réponses du vieil homme, voir ce qu'il prévoyait et surtout s'il avait un plan. Ce qui est sûr, c'est que s'il faut faire diversion, c'est elle qui devra s'en charger. Mais s'occuper de la bête est dangereux, elle est rapide et intelligente. Contrairement à ce qu'elle pensait, c'était les hommes blancs dont elle allait devoir s'occuper, du moins c'est comme ça qu'elle voit les choses. Ainsi, elle allait devoir trouver un moyen de faire diversion. Ceci ne s'annonce pas plus facile... quoi que ! Elle eut une idée venant étirer ses lèvres dans un sourire presque un peu malsain. "Hum... ça peut se faire. J'ai encore de la poudre hallucinogène de ma confection. Je peux la charger un peu plus pour que les effets commencent rapidement. Mais je vais devoir les approcher d'assez près pour la leur faire respirer ou ingérer." Oui, ceci pouvait marcher, ils partiront dans un délire et perdront le sens de la réalité. Au pire, elle n'aura qu'à enfiler sa vieille cape qu'elle avait utilisé autrefois pour tuer un homme de la famille qui l'avait exploité. Avec les hallucinations, ils penseront peut-être qu'elle est la bête et la suivront ou auront trop peur et partiront loin.

"Si je m'occupe de les attirer ailleurs, tu risques d'être seul pendant un moment, tu devrais faire attention et le trouver avant moi, du moins, c'est ce que je pense." Par contre, elle était curieuse de savoir comment il voulait repousser la bête. De ce qu'elle avait vu, il ne lui semblait pas possible de faire une telle chose. La créature lui semble bien trop forte. Whisper disait qu'il allait avoir besoin de sel, mais ceci ne l'aidait toujours pas à comprendre. "Du sel ? Tu penses que du sel parviendra à repousser le Wendigo ? Ne serait-ce pas une idée totalement suicidaire ?" s'interroge-t-elle en se demandant d'un coup si le vieil homme ne cherchait pas un moyen glorieux de mettre fin à ses jours. "Ne crois pas que je vais me défiler. J'ai bien l'intention de continuer ! Mais j'en viens juste à me demander ce que tu comptes faire ? Ne le prend pas mal, mais tu n'as plus la jeunesse, ni la force d'un guerrier et moi je ne suis qu'une simple femme. Alors, ce n'est pas que je doute de notre duo, mais disons que je suis intriguée par ton idée !" La jeune femme était honnête, elle voulait juste être au courant. Après tout, elle risque de jouer une sorte d’appât pour les blancs, c'est autant risqué que de courir après la chose. Mais ils n'ont plus vraiment le choix à présent.
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le 28.05.17 21:57

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