Off on a hero's journey

[Page 1 sur 1]

Il est encore très tôt dans la matinée et le campement vit au ralenti alors que de nombreux gitans somnolent encore sous la chaleur de leur couette. Duncan, lui, vient de charger son plus gros sac sur le dos de sa monture noire. La bête sent que le départ est proche. Elle trépigne, bat le sol de son sabot comme pour réclamer que son cavalier se hâte davantage. Alors le gitan se rapproche d'elle, il prend le temps de lui murmurer quelques mots pour l'apaiser, et profite un instant du souffle chaud qui s'échappe régulièrement de ses naseaux pour se réchauffer les mains. A cette époque de l'année, le froid est encore mordant lorsque le soleil n'a pas encore eu le temps de réchauffer l'air. Prévoyant, Duncan retourne alors rapidement chez lui pour emporter une ou deux fourrures supplémentaires. Il s'agit de ne pas mourir de faim ou de froid dans la montagne, une façon bien triste et surtout bien bête de se précipiter encore plus vite tout droit en enfer.

Le silence règne sur le chalet, et Duncan profite un instant de ce calme apaisant. Aleera dort encore comme un bébé, et Dimitri ne va probablement pas tarder à émerger. L'ainé ne prend pas la peine de troubler leur sommeil pour les prévenir de son départ - ils sont de toute façon déjà au courant de son expédition. Avant de quitter les lieux, il glisse cependant une dernière bouteille dans son deuxième sac, entre les fourrures, et accroche quelques gri-gri protecteurs à sa ceinture et autour de son cou. Fin prêt, il enfile ses gants qui traînent près du feu, rajoute une grosse bûche pour éviter qu'il ne s'éteigne, et referme la porte derrière lui.

Le canasson hennit en le voyant revenir, et Duncan grogne. "Tais-toi imbécile, si tu réveilles tout le camp tu vas finir en steak." L'animal ignore sa mise en garde et remue les naseaux alors que le gitan croque dans une pomme. Celui-ci lui livre le reste de son repas et passe une main bienveillante sur son encolure avant de le détacher. S'il traîne davantage, Felix va l'attendre. Alors il grimpe sur le canasson, s'enroule dans son long manteau, et quitte le camp sans se retourner.

Il ne lui faut pas bien longtemps pour rejoindre l'auberge dans laquelle le matelot loge. A peine est-il arrivé devant qu'il met pieds à terre et va bruyamment frapper à la porte de sa chambre. Il espère que cet idiot n'est pas encore en train de décuver d'une quelconque beuverie, sans quoi le gitan pourrait avoir pour projet de lui plonger la tête dans l'abreuvoir des chevaux. L'idée, d'ailleurs, lui arrache un sourire avant d'appeler à travers la porte d'une voix sonore. "Felix, c'est moi ! J'espère que t'es prêt !"
Voir le profil de l'utilisateur
le 15.05.17 16:52

_________________
avatar

Off on a hero's journey. | Feat Duncan Belkhan
Début Mars 1690, Zone Montagneuse de la Pennsylvanie.



    Oh. Misère.
    Non, non, il n'a pas oublié. Que Dieu l'en garde, d'ailleurs, s'il peut se permettre de lui adresser la moindre prière d'hérétique ; Dieu pardonne, apparemment, et là, Felix demande tous les pardons de l'univers, se jure de ne plus boire une seule goutte d'alcool. Il est dur, le réveil, quand les premières lueurs du jour pointent. Il est dur pour le matelot de se lever avec la sensation d'être encore dans la cale du navire. Se réveiller avec le soleil, ça il en a l'habitude, et autant dire que les nuits d'été sont les plus rudes pour lui. En hiver il se permet parfois quelques grasses matinées, mais avec les beaux jours qui reviennent... Se traîner hors du lit devient de plus en plus complexe. Il décuve d'hier soir, le pauvre matelot, et de quelques frappes derrière lui il vérifie être bien tout seul dans ce lit qu'il peine à quitter. Un soupir, il se lève, s'étire. Le miroir présent dans la pièce est encrassé par la poussière et la rouille, mais il observe quand même son corps maigre et androgyne dans le reflet. C'est un corps fait pour être un homme, avec ses hanches étroites, sa poitrine inexistante et son ossature anguleuse. Pourtant, la vie en a décidé autrement. Qu'il est dur de se faire une place dans ce monde, s'est-elle dit, alors il a probablement décidé de faciliter quelque peu la vie du matelot en lui accordant à la fois la chance et le malheur. Rien n'est gratuit ici-bas.

    En vitesse, il s'habille, regarde le temps encore hivernal dehors. Le soleil se lève à peine et Duncan ne devrait pas tarder à arriver. Peut-être est-ce l'alcool qui le prive de fragments de sa mémoire en plus d'énergie, mais il a complètement oublié pourquoi ils vont faire cette foutue excursion, pourquoi ils vont même camper en montagne. La seule explication probable, c'est qu'il en doit une fière à Duncan ; ce dernier lui a été d'une aide particulière lorsque son convoi a été bloqué par des arbres qui ont chuté sous le poids de la neige, cet hiver. Une chance d'être tombé sur lui. Mais voilà, en échange, il doit prendre son cheval et crapahuter jusqu'à il-ne-sait-où en compagnie d'un homme aussi aimable qu'un gardien de prison muet. L'avantage du gitan, et en même temps son plus gros défaut, c'est qu'il n'est pas muet. Loin de la. En témoigne sa voix de baryton qui vocifère telle une bête derrière la porte en bois. Le matelot serait tenté de lui dire de la ferme, sa grande gueule de bête, mais il préfère soupirer pour chasser son agacement. Qu'on vienne lui hurler dans les oreilles, même à travers une porte, de si bon matin ne l'enchante que peu. Bouclant ses affaire, il vérifie ne rien avoir oublier. Les peaux sont là, il a de quoi coucher, dormir sans craindre le froid et du linge de rechange en cas de mésaventure. Des bandages, aussi, et son beau fusil bien lustré, nettoyé, avec son sac de poudre et ses plombs.

    Ça vient... Maugréé-t-il en serrant un peu plus les sangles de ses affaire pour les mettre sur son dos couvert d'un tas d'habits et de fourrure dans lesquels il se noie pour affronter le froid. À peine ouvre-t-il la porte qu'il entend quelqu'un dans une autre chambre voisine contester la voix portante de son ami. Une légère moue amusée, Felix semble pourtant s'inquiéter pour le bois de l'auberge qu'il espère que Duncan ne fera pas brûler suite aux reproches endormis qu'il vient de recevoir. L'espace d'un instant,le matelot reste debout, devant la porte, sans rien dire et à tanguer. Une chance pour lui qu'il est un gars de la mer, la houle des vagues et de l'alcool ne sont plus rien contre lui et son estomac est d'acier. Je dois juste seller mon cheval. Marmonne-t-il de nouveau, se frottant vaguement le visage aux traits fins qui lui sert de faciès identifiable, alors qu'il dépasse déjà le gitan et descend les quelques marches de l'auberge avant de saluer le tenancier de nuit plongé dans un livre qu'il ne doit même pas comprendre vu la carrure du gaillard. Une fois dehors, le matelot frissonne à cause du froid qui lui mordille les joues et les fait déjà rougir tandis que quelques nuages ensanglantés arrivent doucement vers eux. Il renâcle, se dirige d'un pas lent vers les écuries.

    T'en as souvent des idées folles comme ça toi...

    Il est ronchon, le matin, 'faut pas lui en vouloir à ce pauvre grand. En vitesse, il ouvre la porte, salue vaguement le palefrenier, dépose ses affaires et hisse la selle de sa monture sur cette dernière dans la stalle qui est la sienne. L'harnachement ne dure que quelques minutes, à peine ; il prendra le temps de régler la selle une fois sur la bête. Il charge ses effets, les attaches fermement, et couvre sa chevelure bouclée et noire d'un chapeau qui le protégera des intempérie. Une fois à l'extérieur du bâtiment en bois, il se hisse sur sa monture et réajuste les sangles pour ne pas tomber en cours de route.

    Bon. Tu me rappelles où on va ?

    Il le sent lui-même et son haleine empeste l'alcool. Avec un peu de chance, il ne rendra pas le contenu restant de son estomac sur le sol des sentiers.
Voir le profil de l'utilisateur
le 16.05.17 2:27
Le repos, Duncan n'en a pas besoin. Il ne dort en général que très peu, parce que le temps file beaucoup trop vite lorsque l'on s'abandonne au sommeil, et du temps, le gitan en manque cruellement. Il se tient donc de bon matin bien éveillé devant la porte de Felix, qui lui répond d'ailleurs tristement d'une voix qui semble encore endormie. Impatient, le gitan se met à faire les cent pas devant la porte. Quelqu'un se plaint du bruit qu'il fait, et Duncan jette un regard noir vers l'origine de la voix mais n'ajoute rien. La porte en face de lui vient de s'ouvrir, et ses yeux clairs se posent aussitôt sur le matelot qui n'a pas l'air au top de sa forme. Ils ne se disent rien, et le gitan fait courir son regard de haut en bas sur son acolyte du voyage. Il peut sentir encore l'odeur forte de l'alcool que le bouclé a dû avaler la veille. « Si tu meurs, je laisse ton cadavre aux loups. » Il prévient avec cet air froid qui lui est propre et qui empêche toujours ses interlocuteurs de savoir s'il blague ou s'il est tout à fait sérieux. Felix lui ne s'en formalise pas et referme sa chambre derrière lui pour aller chercher son cheval.

Duncan le suit alors sans rien ajouter et s'enfonce dans son grand manteau avant de se confronter à nouveau au froid. En vérité, il apprécie la présence du matelot à ses côtés. Le bougre est débrouillard, et il y a plus triste compagnie. Le gitan ne l'abandonnerait probablement jamais à un aussi triste sort que la mort seul en montagne - la cause première fusse-t-elle aussi idiote que l'alcool. Alors quand son compagnon se traîne jusqu'aux écuries en râlant, il lui arrache même un léger sourire un peu moqueur. « Très. » Le gitan répond en un mot, seulement pour sous-entendre que ce ne sera certainement pas la dernière souffrance que le matelot aura à subir à ses côtés. Après tout, leur expédition ne fait que commencer, et Duncan est bien curieux de voir jusqu'où il peut pousser la résistance du petit bouclé avant que celui-ci ne demande grâce.

Le temps qu'il aille préparer son cheval d'ailleurs, le gitan retourne auprès du sien. Il n'a pas bougé, et à nouveau son cavalier le gratifie d'une caresse avant de vérifier les sangles et de remonter. Felix les rejoint rapidement sur sa propre monture, et aussitôt il questionne avec cet air blême qui ne dit rien de bon sur son état. Duncan soupire, parce que la situation du matelot semble être pire que ce qu'il avait d'abord cru, mais il prend quand même la peine de rappeler le trajet de l'excursion à son camarade infortuné. « En montagne, tu verras ça va te plaire. » Il déclare avec sarcasme, parce qu’il connait l’amour que Felix porte à l’océan, et avant de donner le départ, il préfère s’assurer que le bouclé est sûr de tenir le coup. « Si tu es trop faible pour m’accompagner, je peux demander à quelqu’un d’autre, tu sais. » Le sourire un peu moqueur de Duncan se perd dans son écharpe qui épargne le froid à son visage. Le gitan sait bien qu’il attaque Felix dans sa fierté en offrant une telle proposition, alors sans vraiment attendre la réponse de son camarade, il lance son cheval au galop sur le chemin de la montagne. Le sorcier est bien décidé à ne rien épargner à son pauvre ami. L’occasion est trop belle, voir Felix vaincu par la bouteille, ça ne se manque pas.
Voir le profil de l'utilisateur
le 25.05.17 20:50

_________________
avatar

Off on a hero's journey. | Feat Duncan Belkhan
Début Mars 1690, Zone Montagneuse de la Pennsylvanie.



    Malgré la gueule de bois, les menaces, le sarcasme, l'humour décapant, la mauvaise haleine, l'impression qu'il va passer une sale journée, le teint blême et le jour à peine levé, Felix garde la tête aussi haute qu'il le peut. La montagne, c'est vrai. Un excursion en quel honneur ? Aucune idée. Le matelot reste cramponné à la selle de sa monture, soufflant profondément pour que l'air frais apaise l'acidité de son estomac. Foutue vie, j'vous jure.
    La montagne. Super.
    Il pourra à peine voir le fleuve de là où ils vont, et c'est le pire. La mer lui manque déjà alors qu'ils ne sont pas encore parti. Le sarcasme pointe à ses oreilles, fouette sa nuque tandis que le froid pique ses joues de rouge. Il renâcle, remonte le chaperon de sa cape sur ses boucles de jais dans son cou, le resserre par devant pour créer un col chaud, enfouit son nez dans la fourrure qui le tiendra hors d'atteinte des températures de Mars. Ufh, non, surement pas. Il empeste l'alcool et sa propre haleine le rend de nouveau nauséeux ; tant pis pour le froid, il va devoir se trouver un baume pour ses lèvres gercées en revenant à la colonie, lèvres qu'il mordille déjà de nerfs. Un coup de hanche fait démarrer la monture, au pas, au coude-à-coude avec celle de Duncan. Franchement, Duncan. Quelle idée.

    Il allait rétorquer que, lui Monsieur, il a vécu dans des conditions que même un gaillard comme Duncan ne pourrait s'imaginer, ça oui ! Il a échappé aux gangrènes, aux fièvres ravageuses, aux caprices de la mer, du ciel, des deux à la fois, aux pirates, aux malfrats, aux combats, aux tires de balle ! Felix, c'est Monsieur Chance, et ce n'est pas un retour d'ivresse qui lui fera abandonner son poste, ça non ! Malheureusement, le gitan démarre au galop, et le cheval du matelot n'attend même pas que son cavalier lui donne un ordre pour suivre la monture. En une foulée, les voilà parti, Felix cramponné au pommeau, assit dans sa selle pour s'éviter d'être ballotté de tous les côtés. Les rênes dans une main, lâchées, il tire parfois dessus pour ralentir l'allure de sa bête, histoire qu'elle ne fasse pas la course avec celle du gitan.

    Bordel de- Jure-t-il, les dents serrées, pour se retenir de mourir sur place. La vivacité de la course lui colle des nausées à n'en plus finir, et il a beau respirer aussi profondément que l'allure le lui permet, il sent que son estomac hurle à l'agression. Aussi, alors qu'ils pénètrent la forêt, s'enfoncent de plus en plus profondément entre les arbres, le bouclé ne résiste que cinq petites minutes de plus. Il freine brusquement la course, saute de sa selle et retombe sur ses pieds, titubant, la mâchoire serrée sur ses dents qu'il fait nerveusement grincer. Bordel, bordel, bordel. Pourtant, il la connait la rengaine, suffit de faire tout sortir un coup et ça va mieux. Mais non, l'italien se refuse de perdre ainsi la face devant le sorcier. Merde, à la fin. Détachant la panse de la selle, il boit à grande gorgées. Fouillant ses affaires, il jette un regard haineux à Duncan. Et en même temps, il ne peut pas le maudire, c'est lui qui a fait l'erreur de forcer sur la bouteille. Un petit morceau de pain, il le coince entre ses dents, accroche la gourde à la selle avant de remonter dessus, de grignoter un peu. Faut éponger tout ça, sinon j'm'en sortirais jamais. Pense-t-il à haute voix, plus pour lui-même que pour Duncan. Un regard en coin à ce dernier ; c'est une façon pour lui de s'assurer qu'il ne rendra rien à la nature. Il s'en voudrait de gâcher ainsi de l'eau et du pain, ce serait terrible. Aussi, cette fois, il décide de l'allure qu'ils empruntent, et donne un léger coup de reins pour intimer à sa monture le pas. De toute façon, il veut parler, ça lui tiendra l'esprit occupé. Pourquoi tu veux aller en montagne, rappelle-moi ? Questionne-t-il, comme une vraie question, pas forcément pour meubler. Qu'il sache au moins s'il va se perdre dans la montagne par pure lubie du sorcier ou s'il y a un réel but derrière tout ça.


HRP:
Je ne fais pas avancer grand-chose, pardon, mais si jamais tu peux faire un ellipse jusqu'à leur première pause à cheval, ou même jusqu'au soir, ou continuer la conversation, ou ce que tu veux, tout me va ♥ Pardon pour le temps de réponse, d'ailleurs !
Voir le profil de l'utilisateur
le 19.06.17 17:19

_________________
avatar
Ça ne manque pas, en quelques minutes à peine, Félix vire au blanc pâle et mets précipitamment pieds à terre. Duncan s'en aperçoit rapidement et revient aussitôt vers lui avec un sourire qu'il est incapable de cacher. Il le sent, le matelot va bientôt craquer. Il l'observe avec intérêt, en mâchant à peine de mots - plus moqueurs que réellement inquiets.
"Ça va ?" Le regard que lui jette le bouclé en dit long, alors Duncan se tait et patiente confortablement dans sa chaise pendant que son cheval secoue les naseaux. On aurait presque pu croire que le cavalier et l'animal se moquent à l'unisson.

Le matelot est coriace pourtant. Il tient bon, et trouve refuge dans l'eau et la nourriture. Le gitan étouffe un rire léger, mais s'abstient de relever. Félix en bave déjà assez comme ça. Et puis dans un silence presque bienveillant, il se cale cette fois sur l'allure que son compagnon impose à sa monture.

Ils ont à peine fait quelques mètres pourtant, que le bouclé questionne à nouveau. Duncan hausse un sourcil, sans vraiment savoir s'il devrait s'inquiéter ou s'amuser du trou noir que semble être les souvenirs de son ami. Il hésite même un instant à lui dire la vérité, craignant de le voir faire demi-tour en hurlant au scandale. Et puis il se décide, jurant intérieurement que si Félix l'abandonnait ici, il se vengerait en le jetant par terre d'un tour de passe-passe magique.
"Pour trouver une relique." Un objet vieillot qui n'aurait probablement pas beaucoup de valeur aux yeux du matelot. Pourtant, dans le récit que le gitan avait parcouru, ce même objet pourrait bien contenir assez de puissance pour aider les Belkhan dans leur quête de lutte contre la malédiction. Le jeu en valait donc la chandelle - même si le sorcier ignorait la véracité des faits écrits.
"C'est une petite statuette, un peu glauque, abandonnée par un peuple ancien parce qu'elle absorbe l'énergie des vivants pour emmagasiner plus de puissance." Cette partie là, Duncan l'invente de toute pièce, mais il prend son air le plus sérieux juste pour voir l'effet qu'une telle déclaration aura sur le marin.

Il faut dire que de plus en plus de monde se fait une bien piètre idée de la sorcellerie au sein de la colonie. Duncan s'en amuse avec Félix, mais montre une grande prudence le reste du temps. Et puis, qui sait, un tel trésor motivera peut-être davantage le pauvre contrebandier à s'investir dans cette aventure hasardeuse. Estimant donc que son demi-mensonge sert les intérêts de tous, le gitan n'éprouve aucun remord à oublier de raconter la vérité, et se plait même à conter le récit - sans oublier de l'embellir - de la dite-relique qu'il a lui-même lu dans un vieux livre.

Le temps passe plus vite, alors que les deux compagnons sont perdus dans les récits mystiques. Bientôt, le chemin se fait plus abrupte : ils sont sur la montagne. Les arbres se font plus rares, et le temps clément - ils ont de la chance - leur permet de profiter de la chaleur du soleil. Duncan propose alors de faire une pause, et se laisse glisser au sol avant de sortir deux pommes de son sac. Il en propose une au matelot, et repousse sa monture d'une main lorsqu'elle s'approche trop près de la sienne dans l'espoir de croquer dedans.
"Toi tu dégages, tu as max d'herbe ici." Il grogne à l'intention de l'animal, et va s'affaler contre un rocher.
"Comment va ton ivresse ?" Il demande avec un sourire léger à Félix qui le rejoint, parce que ça commençait à faire longtemps qu'il ne lui avait pas rappelé l'état pitoyable dans lequel il l'avait trouvé le matin même.

Lancer de dé : Tenebris (La milice surprend les deux copains)

Le gitan croque dans sa pomme, heureux de vivre, apaisé par l'environnement sauvage mais dépourvu d'individus agaçants, quand soudain la fatalité décide de lui donner tord. Il a à peine d'entendre les voix des hommes que le galop de leurs montures est déjà sûr eux. Duncan se redresse comme un ressort, mais son cheval - cet abruti - et parti brouter un peu plus loin. (Il aurait finalement peut-être dû le lui donner, ce morceau de pomme). Le gitan serre les dents pour retenir un juron, et se sent vraiment idiot d'avoir laisser ses armes sur sa monture, partie en balade sans lui. C'est la milice anglaise qui s'arrête face à eux, en les dévisageant comme s'ils venaient de prendre deux criminels la main dans le sac. Il n'en faut pas plus à Duncan pour répondre avec l'agressivité naturelle qui lui sied si bien.
"Qu'est ce que t'as ?"
Voir le profil de l'utilisateur
le 20.06.17 15:55

[Page 1 sur 1]

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum