A capite ad calcem ɸ Johan Withers

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Identité


  • Withers


  • Johan


  • 19 ans


  • Bisexuel (l'ignore)


  • Célibataire sans enfants


  • Notaire


  • Citoyens


  • Jordan Fowler




Qualités


  • Assidu

  • Consciencieux

  • Intelligent

  • Observateur

  • Cultivé



Défauts


  • Suffisant

  • Peu confiant

  • Sarcastique

  • Routinier

  • Défaitiste



Histoire



L'odeur.


C'est l'odeur qui vient en premier. Une odeur âcre et putride comme les égoûts de Londres – et il se souvient de Londres, de ses rues étroites et sombres, aux tâches humides, ses effluves iodées s'incrustant dans les moindres plis que chaque costume et le parfum écœurant des poissons près des ports, de la sueur des marins comme de celles des femmes. Mais ce n'est pas les égouts de Londres, cela sent aussi les feuilles, les bois, la terre humide – la boue – et puis la masse chaude des animaux quand leurs cris – couinements – font échos aux siens. Les cochons. Tellement de cochons et il y a le goût de la merde et de la boue dans la bouche quand leurs pieds, pattes de diable, viennent le piétiner lui qui est si petit et Brett qui rit il rit de le voir se débattre il rit de le voir se faire grignoter quand les cochons, porcs affamés, se jettent sur son costume et qu'il s'en pisse dessus oui s'en pisse dessus de terreur mais il a que six ans il peut bien se pisser dessus il peut bien pour une fois ne pas être un homme un grand puisqu'il va se faire dévorer et Brett l'a jeté dedans exprès exprès EXPRES EXPRES


« Johan ! Réveille-toi ! » La voix est comme un son de cristal, une clochette dans tout ce tumulte et il ouvre des yeux boursouflés par la maladie, s'agitant dans sa propre liqueur putride – oh comme il pue, et ses cheveux gras s'accrochent en boucles épaisses le long de son visage. Il halète fort.


« Les cochons... »
« Il n'y a pas de cochons, c'est fini. C'est loin. La fièvre te fait délirer. »
« Ils étaient là Lizzie, ils étaient si proches... » Sa voix pâteuse éructe un filet de bave presque pâteux.
« Dors... » Ses yeux clairs, presque gris comme les siens, sont proches et son visage tendre le contemple avec tristesse. Elle a peur, comprend-t-il dans son délire et sans essayer de se redresser, Johan la fixe à son tour et murmure.
« Je vais mourir. » A 14 ans. Seulement.
« Non. » Elle est sûre d'elle et pourtant si triste, seigneur si triste, et sa mère qui est encore trop faible, trop fatiguée, pour venir à son chevet. Sans parler de Père, avec sa goutte qui le ronge et Brett qui doit rire dans son coin, rire à s'en crever la panse – oh tout est de la faute de ce

« Tu t'agites encore, calme-toi. »
« C'est ma jambe c'est ça ? » Il sait. Elle s'est cassée après la chute dans l'escalier, et l'os a sailli dans une hémorragie qui a manqué de lui coûter la vie. Mais les jours ont passé et malgré les soins du docteur Caveman, c'est avec horreur qu'il l'a vu s'assombrir. Transportant en elle un sang malade. Empoisonné.


Elizabeth n'ose pourtant pas assentir. Prononcer le mot dont tous ont peur, petits, grands, pauvres et riches, comme eux.


Alors il le fait pour elle.


« C'est la gangrène. »
« Shht... »
« Que vont-ils faire ? »


Derrière elle la porte s'ouvre et les pas comme les voix qui s'étaient rapprochés deviennent plus clairs.


« Thomas, apporte mes instruments. » Que cela dit, dans un souffle. Et Johan sent une bouffée de terreur le noyer dans le linceul formé par sa chemise de nuit.
« Lizzie, que vont-ils faire ? »
« Johan... » Elle recule, comme emportée.
« QUE VONT ILS FAIRE ? » Et il hurle dans un puit sans fond quand des mains rudes viennent l'empoigner.

« Restez calme » « Ne m’approchez pas ! » « Je vous en prie Johan, tenez vous tranquille pour l’amour de Dieu. » « Ne me TOUCHEZ PAS ! » Comme il se débat, le faible poisson aux yeux gris. Comme il se débat contre ceux qui le maintiennent et l’empoignent et voudraient le museler d’un morceau de cuir.


« ELIZABETH ! »

Elle est prostrée, et sanglote quand on voudrait la faire sortir.

« LIZZIE ! »
« Je suis tellement, tellement déso »
« Dis leur que ma jambe va bien ! Dis leur que ça va aller ! »
« lée Johan ! »
« DIS LEUR QUE JE VAIS BIEN ! »


Cela va faire mal.
Il faut serrer les dents.
Soyez forts.
Soyez un homme.



« LAISSEZ MOI TRANQUILLE ! »


Et le dernier regard qu'il a, c'est pour ce bâton noir un peu calciné. Maigre et désossé. Quelque chose qui autrefois l'aidait à courir et marcher et les bois tout autour, les bois tout autour lors de ses fugues, la cime des arbres sous ses mains, grimper, rire.


Puis grandir.
Et avec cela des hurlements comme à la naissance.


***



Elle a relevé ses cheveux en un chignon simple, comme il l'aime et à l'observer, Johan sait qu'Elizabeth l'a fait exprès. Qu'elle s'est donnée les moyens de lui paraître agréable pour le convaincre et installé dans son siège comme sur un trône, il lui accorde une audience aussi privée que leurs liens intimes, pinçant les lèvres pour ne pas soupirer quand elle se fait l'avocate du diable.

« Tu dois descendre. »
« Et participer à cette mascarade ? Sans façon. »

Si Brett Withers s'est donné les moyens de préserver les apparences, malgré la maladie de leurs deux parents, ce n'est pas à lui de surenchérir à ces idioties de bal et de bain de foule sous prétexte qu'en tant que cadet, il a la mission aujourd'hui de subvenir aux besoins de la famille et notamment à la sérénité de leur réputation. Hélas, Elizabeth en a besoin. A 20 ans, aucun mariage ne se profile et les rumeurs continuent d'affluer sur leur propre stabilité. On les pense malades, fous, et en tant qu'estropié, il est comme le porte-parole de tout ce qui va mal dans leur manoir.

Avant, ils possédaient un pouvoir relatif mais sincère. Appuyé par les rois. Mais aujourd'hui, en cette année 1690, c'est avec effroi qu'ils constatent ensemble la montée du pouvoir de Guillaume d'Orange et les conflits à venir avec la France traitresse. Cela, bien sûr, et les grondements plus au nord, en Irlande. La guerre est là, Brett partira peut-être au front s'il ne parvient pas à s'en éloigner - et malgré l'horreur que cela lui cause d'être invalide, d'imaginer la terreur de son ainé à se retrouver au combat n'est pas pour lui déplaire.

« Il m'a chargé de t'amener en personne. Et Arthur se languit de te voir. » Odieux comme elle peut pincer ses faiblesses comme une musicienne installée à sa harpe. Johan la fusille du regard pour l'affront, plus par principe que sincère. Elle seule ne l'a pas abandonné et sa jambe de bois tressaille à peine, d'un mouvement anarchique et stressé du haut de sa cuisse.

« S'il te plait, un effort. Quelques minutes et tu pourras remonter. »
« 97 marches. »
« Je sais. »
« Aller et retour. »
« Je t'aiderai. »
« C'est d'autant plus humiliant. Félix n'est pas présent je suppose ? »
« Tu l'as congédié ce matin... »
« Misère. »

Il cille jusqu'au violon. Et placées à ses côtés, aux fioles de médicaments qui sont bien plus insupportables que la douleur fantôme de ses membres. Carrant les épaules, écoutant presque paisiblement le souffle court de sa soeur, Johan finit par hocher la tête. Un brusque assentiment, comme s'il venait d'être frappé. Mais l'effort se trouvant récompensé par le sourire soulagé d'Elizabeth, il oublie vite sa colère pour se lever avec peine, rattrapant sa canne, boitant jusqu'à elle.

97 marches. Il leur faut presque vingt minutes pour descendre et s'enfoncer dans les rires, les discussions, les costumes de dorures et de soie chamarrée, brillants de fils d’or et de dentelle aussi maniérée que celle des français, tout ça se risquant à l’éblouir, l’assourdir, quand les regards et les voix s’effondrent sur lui, sur elle, sa petite jambe de bois et il serre les dents en s’approchant, dédaignant le vin – cela n’est pas bon pour son mal – comme les pâtisseries qu’on voudrait lui mettre en bouche. Elizabeth, digne, lui tient le bras et sourit.

« Bonsoir – Oh madame de Lancaster quel plaisir – comment va votre fils monsieur le Duc – c’est un honneur que de vous recevoir Madame du Castel – sommes nous conviés à votre partie de bridge au week-end prochain monsieur Layval ? »

Aussi impopulaire qu’elle n’est appliquée à son ouvrage, elle tisse ces liens visant à obscurir l’état de son cadet et d’un coup d’œil vif, attrape la présence d’Arthur près des banquets. Le plus jeune frère, le crin doré ornant son front de lumière, se tourne à son tour et s’ébaudit déjà de les voir.

Pourtant une voix coupe soudain nette leur rapprochement.

« AH ! Voilà enfin celui qui nous faisait languir ! Johan ! » Et ce dernier de se crisper aussitôt, amorçant un brusque mouvement de recul tandis que Brett, poudré, maquillé et les boucles châtain parfaitement ondulées, fend la foule pour venir écarter sa sœur d’un brusque mouvement du bras.

Habituel. Ainsi va là toute la considération de leur bourreau.

« Tu te montres bien tard. »
« J’étais préoccupé. » Pique Johan d’une voix sèche.
« Je vais te remettre du baume au cœur. » Dans les yeux plus sombres de l’ainé Withers, brille une lueur de malice qui n’est pas pour le rassurer.

« Mesdames ! » Harangue-t-il aussitôt en le saisissant sous l’aisselle, manquant de le déséquilibrer. Ce salop est bien évidemment plus grand que lui. « Messieurs ! » Et lève son propre bras pour faire silence. « Me voici venir à vous avec une nouvelle qui se trouvera sans doute à enchanter notre soirée. Je n’ai plus besoin de vous présenter mon frère, Johan Withers, survivant de moult blessures et tracas. »

Causés par toi, pense Johan, s’efforçant de fixer un point plus loin, cadre sur le mur. Grand-père aux sourcils peignés, froncés.

« La maladie a failli nous le prendre mais il est là et à 19 ans, le voilà d’ailleurs sur la piste familiale de la justice. Si je suis juge, comme mon père et j’espère que vous aurez ce soir une pensée pour ce pauvre homme… » Les murmures s’essoufflent rapidement, comme en signe de deuil. Et Johan le hait pour cela.

« Sourions néanmoins à la réussite de notre premier notaire ! » Johan tique. Il n’est pas du commun de Brett de se réjouir de succès de ses suivants. Rien qui ne puisse lui faire ombrage.

« Qui ouvrira d’ailleurs bientôt son cabinet. » Il sourit, dans un éclair de dents parfaitement blanches, alignées comme des cercueil d’albâtre.

« En Nouvelle-France ! »

La canne tremble. A ses côtés, comme très loin, enfoncée dans un puit jumelé au sien, il entends la brusque exclamation d’une Elizabeth trahie. Mais cela s’assourdit, aux battements de sang qui viennent lui prendre la tête. Et il la sent, l’odeur. L’odeur, cette odeur rance de merde et de boue et le couinement des cochons.

Aussitôt sa jambe amputée commence à le brûler.

« Par ordre du Roi en personne ! Un décret que mon frère ne m’en voudra pas d’avoir appuyé. » Brett a la félonie de prendre l’air humble. « Mais il le méritait et par delà l’océan, jusqu’en Pennsylvanie, voilà que mon frère fera ses preuves, son œuvre et portera haut notre drapeau comme notre blason au sein de la colonie de Warwick Bay. »

Et puisque le ton l’exige, puisque la nouvelle semble contenter tout le monde, les applaudissements explosent comme mille petits roulements de tonnerre.

D’un geste brusque, Johan se dégage. Et sans même lutter, puisqu’il n’y a pas de lutte à mener contre Brett Withers, s’éloigne hors de ces carcans, de cette foule qui surprise, tente de le retenir.

« Laissez, laissez ! C’est l’émotion ! »


Rapidement suivi par une Elizabeth qui abandonne là Arthur et son jeune âge, à la bouche pendante de mille questions trahies – trop jeune oui pour comprendre l’indécence de ces jeux d’échec que Brett s’amuse avec leurs âmes.

« Tu savais ! » Claque alors Johan une fois la distance mise et l’effort trop dur pour continuer sa fuite dans l’escalier.
« Je l’ignorais ! »
« Menteuse ! Tous des menteurs – il me fait quitter l’Angleterre ! »
« J’ignorais tout cela Johan ! Me crois-tu capable de te causer autant de mal ! »
« Et QUI ne m’en cause pas ici ?! »

Volte-face, la canne appuyée au sol comme à s’y ancrer, il se penche en gémissant.

« Qu’il aille au diable, autant me pendre que de quitter mes terres. »
« Johan… »
« Je n’irai pas ! »
« Mais c’est par ordonnance du Roi. »

Et ses bras frais l’enlacent, caressent les boucles qu’il s’acharne à lisser. Pressent son visage contre un giron qui aurait pu être maternel.

Si la folie ne l’avait pas emportée.

« C’est lui qui aurait dû tomber dans cet escalier… »
« Mais il t’y a poussé. »
« Lui qui aurait du se faire attaquer par les porcs. »
« Mais il t’y a jeté. »
« Lui qui aurait du mourir. »
« Mais tu n’es pas mort. Tu n’es pas mort… »

La voix d’Elizabeth se brise.

« Ne comprends-tu pas ta chance ? Même si cela te semble cruel, voilà qu’il daigne enfin t’éloigner de lui. D’autres doivent encore le subir… »
« Alors viens avec moi. »
« Et abandonner mère ? Et abandonner Arthur ? Oh je ne suis pas aussi égoïste qu’il veut bien le prétendre… »

Une claque porte, sous les pas d’un serviteur zélé qui se presse vers les cuisines et les abandonne à leur triste sort. Elizabeth soupire et caresse sa joue d’un geste tendre, avant de le soutenir dans cette terrible ascension, les yeux aussi rougis que les siens. Mais la fierté si tangible qu’ils se refusent tout deux à sangloter.

Après tout, ils ne sont plus des enfants.

L’ont-ils d’ailleurs jamais été ?


Ton personnage...


Pratique t-il les arts occultes ? :

Les mouvements désordonnés de la calèche sur cet affreux chemin de terre ne sont pas là pour arranger son mal de dos. Se redressant avec peine, le front plissé d'une souffrance toujours habituelle malgré les années qui le séparent de l'amputation, c'est maladroitement qu'il tente de caler sa jambe de bois de manière à lui éviter de nouveaux soubresauts, pestant, se sentant sale et ne rêvant en plus d'une litière confortable que d'un pichet d'eau fraîche pour faire sa toilette. Face à lui, Félix, un peu étranglé par son col et les mains sagement croisés, lance des regards nerveux en direction du paysage Pennsylvanien qui s'étale sous leurs yeux. Une attitude qui ne manque pas de surprendre le cadet Withers. Félix n'est pas du genre à être impressionné par quoique ce soit mais son attitude, aussi coincée que suspicieuse, lui fait aussitôt lever un sourcil :

« Vous voilà à nouveau victime des échos de notre traversée ou votre malaise s'est-il trouvé un sujet autre que votre affreux mal de mer ? »

« L'estomac va bien, m'sieur Johan. » Mais le géant blond s'humecte nerveusement les lèvres. Faisant soupirer son employeur.

« Allez-y, nous en avons encore pour une demi-heure de voyage, je ne tiens pas à ce que ce sujet soit relancé à notre arrivée. Épanchez-vous. »
« Ce sont toutes ces rumeurs, m'sieur Johan... La sorcellerie et tous ces maléfices que lanceraient les indiens. Avec ce qu'ont dit le capitaine et ses matelots, des histoires qui seraient arrivées ici... Ne pensez vous pas à ? »
« A quoi ? A avoir peur ? Félix je vous pensais plus sage que cela. »
« Un ennemi de chair et de sang, comme à la guerre, c'est autre chose que des sortilèges et des enchantements, m'sieur Johan. »
« Je suis chrétien, et non protestant comme l'épouse de notre nouveau roi. Et qu'il en plaise à ces sauvages, je n'entends pas me laisser bercer par quelques contes sortis tout droit des polichinelles de cette contrée, certainement bercées trop près du mur. Les indiens sont armés d'arc et de flèches. Ils ne sont pas plus dangereux que nos propres soldats une fois le vin engorgé. Nous n'avons rien à craindre de ces sornettes et je n'entends pas être impressionné par ces billevesées. Rassérénez-vous, par votre stature vous les impressionnez d'avantage que vous ne le croyez. »
« J'suis pas là pour tailler le bout avec ces indiens... »
« Mais il faudra protéger notre demeure, et cette colonie, puisque nous en sommes membres. Oh je ne dis pas que je ne les comprends pas... Mais il est important de faire la part des choses. Et les rumeurs frauduleuses sur de possibles actes diaboliques me laissent passablement de marbre. Et après tout, si sorcière il y a dans ces contrées... » Johan a un sourire sans joie. « Elle pourra m'apporter bien plus que quelques filtres pour me soigner. La médecine et les avancées effrayent les personnages les plus navrants. Ne nous conditionnons pas au rejet et apprenons. »

Son regard dérive à nouveau.

« Nous n'avons plus que cela à faire à présent. »

Quel est son avis sur la tribu indienne:


« Cela m'étonne tout de même, cette... considération déplacée que vous avez envers ces sauvages. »
« Oh Ferrer... voilà bien toute la bassesse de votre état d'esprit. Ils ne sont pas croyants, certes, et leur couleur de peau diffère de la notre j'en conviens. Mais Dieu n'a-t-il pas créé ce monde à notre image et en ces connaissances qu'Il nous apporte, ne devons-nous pas faire preuve d'un peu de pitié envers ces ignorants ? Les éduquer. Les comprendre. »
« Leurs rituels païens me semblent pourtant difficiles à considérer, excusez moi du peu ! »
« N'ayant eu la chance d'en croiser, Ferrer, je doute de votre sagesse à ce sujet. Et si effectivement, ils scalpent... » La main de Johan s'agite à peine, comme pour balayer cette idée superflue. « Nous avons au sein de nos églises des méthodes bien plus drastiques et même cruelles qu'ils pourraient nous envier. Sans parler de... »

Et leurs regards s'abaissent ensemble à l'armature de bois et de fer sanglée à son genoux à son mal qui, à petits trottinements lents, frappe le sol à coups de bois.

« Nous verrons une fois sur place, avec Félix. Mais j'ai bien moins peur de ces simples d'esprits que de ce mon frère pourrait me faire. Il y a en Angleterre bien plus effrayants que quelques sauvages cultivateurs qui nous voient empiéter sur des terres qu'ils jugent sacrées. Nous en ferions de même, si c'était à nos portes qu'une tribu étrangère venait frapper pour tout envahir. »
« Gardez vous de ce genre de propos, Johan Withers. Vous pourriez avoir des ennuis. »
« Et quels sont ceux que je n'ai pas déjà ? »

Se sent-il concerné par la guerre entre les français et les anglais ?

« Une protestante... c'est accablant. » Son regard erre à la cheminée et tandis qu'il laisse le médecin veiller à la bonne position de son nouvel appendice de bois, Johan serre les dents et continue, d'une voix trop basse pour être perçue. « L'humiliation de ne pas être rendu apte à combattre aux côtés des miens contre cette France innommable qui nous injurie est déjà d'importance mais le fait d'avoir un hollandais à notre trône me couvre de honte. »

« Aurais-tu préféré Jacques II, mon très cher frère ? Et la continuité de ses comportements affligeants ? »
« J'en reviens à regretter les attentats du parlement. » Le médecin tressaille aussitôt mais se tait, tandis que dans le coin de la pièce, refermant sagement son livre, Elizabeth pouffe de rire.

« Tu ne le penses pas... »
« Ne me tente pas de le réaffirmer haut et fort ! »
« Brett te ferait accuser de trahison et nous serions tous horriblement déçus de retarder ainsi ton départ pour la colonie. »

Elle sourit. Douce et bienveillante, aussi semblable à lui qu'une jumelle. Et rien que pour cela, rien que pour l'idée de devoir l'abandonner ici aux mains de leur ainé, aux liaisons qu'il créera pour elle, Johan s'en veut d'avoir parlé. Mais heureusement, Lizzie est dans la continuité de son attachement à son frère cadet et doucement, elle chuchote.

« Les français sont des fainéants. »
« Des imposteurs. »
« Des ventripotents. »
« Des égocentriques ! »
« Des égoïstes imbus de leur roi. »
« Un roi de cirque. »
« De mascarade même. »
« Même s'il n'est pas hollandais. »

Elizabeth lève les yeux au ciel.

« Il est peut-être grand temps que tu voyages. »

Derrière l'écran


Pseudo: Wupp3rt
Âge: 27 ans
Comment as-tu connu Witchcraft ? : Par le biais de sa fondatrice, Medusa
Désires-tu être parrainé ? : Non merci
Un petit mot à dire ? : Bah heu.. salut ?


le 12.05.17 19:58

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Le marteau des sorcières
Holà jeune homme! Soit le bienvenue dans notre belle colonie! What a Face
C'est un plaisir de pouvoir compter sur ta plume, c'est d'ailleurs toujours aussi incroyable de voir ce que tu peux écrire en si peu de temps! Et que dire de ce personnage... Je trouve Johan touchant malgré son détachement et sa rancoeur! Sa verve est absolument délicieuse, un vrai plaisir pour les yeux! Et parce que j'ai adoré te lire, je souligne un passage qui m'a arraché un sacré fou rire et qui mérite d'être affiché parce que c'est franchement magnifique :3

« Les français sont des fainéants. »
« Des imposteurs. »
« Des ventripotents. »
« Des égocentriques ! »
« Des égoïstes imbus de leur roi. »
« Un roi de cirque. »
« De mascarade même. »
« Même s'il n'est pas hollandais. »
Une fin de fiche tout en beauté, diantre! Pour ma part tout est bon dans cette fiche, cependant j'ai laissé à Whisper (notre charognarde aux corbeaux que tu ne connais que trop bien~) le grand plaisir de te validé, ce qui arrivera sous peu une fois sa lecture terminée! Merci pour cette superbe lecture, je te souhaite de bien t'amuser sur notre modeste forum love4
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le 12.05.17 20:24
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*s'incline en riant* pour une fois que je pouvais étaler la haine d'origine de johan pour les français, je me suis beaucoup amusée à écrire ce passage et je suis enchantée que cela te plaise à ce point ! j'attends ma validation patiemment et je t'embrasse *sourit*
le 12.05.17 20:25
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omg

Ton personnage a l'air tellement classe *^*
Ma petite française se sentirait presque vexée de toutes les critiques de ton petit Johan huhu mais peut-être qu'elle pourra l'aider avec ses baumes de soin, qui sait ♪

En tout cas bienvenue & sache que ta fiche est superbe à lire, elle est fluide et ton écriture est très soignée, ça donne envie ♥️
le 12.05.17 20:32

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félicitation tu es validé!

Comme c'était rapide ! Et quelle belle surprise de te voir ici, je suis super contente love1 Voir la famille Withers en version 17ème siècle, c'est exquis ! L'histoire de ce pauvre Johan est très touchante (la scène avec les cochons,
brr...) et j'ai adoré ce magnifique dialogue pamphlétaire sur les Français. Mouahahah. Et ta plume est fabulous, comme d'habitude ! J'espère que tu te plairas ici, et n'hésite pas si tu as la moindre question.

Maintenant que tu es validé, nous t'encourageons à te rendre sur les liens suivant pour effectuer mes premiers pas sur le forum et commencer à rp! En cas de besoin, le staff reste à ta disposition! ♥️

demande de logement
Demande de rang
Demande de liens
Demande de RP
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le 12.05.17 20:42
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je vous remercie très humblement pour cette validation rapide ! je remercie également roxanna, juste au-dessus, pour ses compliments qui me vont droit au coeur *sourit* je m'en vais de ce pas remplir mes petits liens si gentiment fournis.

merci encore !
le 12.05.17 20:52
Bienvenue sur le forum ^^
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le 12.05.17 22:19
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Invité
merci beaucoup !
le 12.05.17 22:24

_________________
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8D 8D 8D Salut bg
Bienvenue ! Un notaire, formidable What a Face ! Je viens te voir très bientôt pour un lien, j'aime beaucoup trop ta bête bwaha ♥️
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le 12.05.17 22:30
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hey ! mais sans problèmes *sourit* merci pour l'accueil et à très vite pour un lien voire même un rp !
le 12.05.17 22:39

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