[RP LIBRE] Allons voir nos... Alliés ? (pv Duncan & Aleera)

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Adam avait suivit du regard les villageois partant fièrement affronté le Wendigo. Il avait fortement douté qu'il fussent prêt pour ce combat. Des armes ordinaires, quelques torches, et un prêtre. Un prêtre ! À quoi avait servit d'aller voir les indiens. Alors on faisait l'effort de communiqué avec un peuple qui avait des relations conflictuelles avec Warwick Bay, on apprend ce qu'est la bête et ce qu'elle craint et ils décident d'aller la vaincre à force de psalmodies ! Mais puisqu'ils avaient désirer y aller ainsi, il n'allait pas les retenir mais il n'allait pas les rejoindre non plus.

Ainsi il ne fut pas des plus surpris de les voir revenir moitié moins nombreux et dépités. Il alla toutefois les voir revenir pour apprendre ce qu'il s'était passé. Il n'était pas seul dans ce cas, et les nouvelles se rependirent vite. La bête parlait, cherchais sa fille et allait faire un massacre si on ne la ramenait pas cette nuit.

Bon. Il n'allait pas se mentir, il n'avait aucune idée de qui pouvait être cette gamine cherchée par le wendigo. Enfin gamine, elle pouvait très bien être plus âgée que lui. Et puis rient ne prouvait que c'était quelqu'un de Warwick Bay, instinctivement il aurait plutôt misé sur une native. Bref, il ne savait pas où chercher, il n'avait pas le temps de chercher, donc il n'allait pas chercher. D'autres le feront pour lui. Mais puisqu'il n'était pas sûr qu'ils allaient le faire bien, il fallait se préparer à se défendre en cas d’échec.

Il ne connaissait pas grand monde capable de se battre avec une telle créature. Et ceux qu'il imaginait capables d'un tel exploit étaient... dérangé ? Mais il fallait bien tenter de leur parler, les risques étaient trop grands pour ne pas mettre toutes les chances de son coté. Alors une torche à la main, il décida de traverser la forêt en direction du campement. Il n'était pas prudent de traverser la forêt la nuit, mais pour Adam, il semblait que cette nuit particulière était paradoxalement la plus sure pour cette balade.

Depuis sa rencontre avec Aleera, Adam s'était légèrement renseigné sur elle et sa famille. D'après les rumeurs, une branche des gitans avait été maudite il y a bien longtemps. De cette famille restait deux frère et une sœur qui vivaient entre eux, reclus des autres gitans. Les informations sur eux se faisaient rares, on évitait de parler d'eux, détournais la conversation. Ils étaient crains c'était certain. Et pourtant c'était bien à la porte de leur demeure qu'il frappait désormais pour qu'on lui ouvre.
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Qu'y avait-il de mieux que ce calme serein ? Seule avec ses frères, Aleera profiter d'une soir pas bien différentes des autres. Mais la quiétude régnait dans la maisonnée et c'est tout près du feu de cheminée que la jeune était, assise dans un fauteuil, un livre entre les mains. Si la panique régnait dans la colonie et dans un campement perdu au milieu de la forêt profonde, ici chez les gitans, ce n'était qu'une soirée comme une autre. Ou presque.

C'est le bruit d'un poing contre le bois qui force la maudite à lever son nez de son livre, sourcils froncé. Qui pouvait bien venir frapper à leur porte à une heure si tardive ? Les visiteurs étaient déjà rares, mais là, c'était exceptionnel. Aleera porte un regard sur Duncan puis ferme son livre avant de se lever. Doucement elle ajuste sa chemise de nuit, referme sa robe de chambre avant de ceinturer ses hanches de la ceinture de soie assortir puis s'approche de la porte avant de déverrouiller le lourd loquet qui les protégeait de toute intrusion. Alors que le bois grince, que la jeune femme entrouvre la porte, c'est avec surprise qu'elle voit le faciès d'Adam dans l'embrasure.

« Adam... ? »

Elle ouvre plus grand la porte, s'engouffre sur le perron. Non, elle ne l'invite pas à entrer, elle est presque sûr que Duncan le refuserait. Pourtant ce qui l'inquiète en cet instant, ce n'est pas tant la réaction de Duncan vis à vis de cet inconnu qui venait toquer à leur porte mais bien l'expression dans le regard du colon. La peur, l'angoisse, l'empressement.

« Ne me dis pas que tu t'es collé la milice à dos en jouant avec la magie... »


C'était pour elle, l'option la plus probable. Malgré sa tenue légère et qui frôlait l'indécence, la gitane brandit un doigt vers son comparse, dents serrées et murmure.

« T'es pas bien ou quoi ? Venir ici sans prévenir... Si mon frère te vois t'es un homme mort ! »
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Le silence règne sur la demeure des Belkhan maudits, entourée par l'obscurité nocturne. Rien ni personne ne semble pouvoir déranger la petite famille qui fait tranquillement sa vie alors que la nuit est déjà bien tombée sur le campement gitan. Il n'est pas prudent de traîner dehors en ces temps malfaisants, alors chacun vaque à ses occupations dans le chalet, à l'abri de tout danger.

La concentration de Duncan est d'ailleurs toute vouée au morceau de bois qu'il s'amuse à travailler sur une petite table, armé d'un couteau bien aiguisé. Il tente de reproduire une sorte de chimère qu'il a découvert dans un livre de son père. Lorsque son œuvre serait achevée, il y jetterait probablement un sort de protection pour l'offrir à son frère et espérer le préserver ainsi d'une nouvelle attaque du Wendigo en pleine partie de chasse dans la forêt.

Lorsque les trois coups résonnent sur la lourde porte d'entrée, il relève pourtant immédiatement la tête. Aucun des trois sorciers n'attend une visite, et certainement pas à cette heure-ci. Le regard mécontent de l'ainé croise celui de sa cadette, et c'est finalement elle qui se décide à aller ouvrir. Méfiant, Duncan la regarde faire sans rien dire, mais sa main se referme machinalement plus fermement sur son couteau. Il ne tolérerait clairement pas la moindre menace de qui que ce soit.

Alors sans bouger de sa chaise, il tend l'oreille. Il capte le ton surpris de Aleera, et en la voyant disparaître à l'extérieur, l'idée que quelque chose d'important puisse se tramer derrière cette porte le pousse à redresser sa carcasse. Il abandonne alors son morceau de bois à moitié travaillé sur la table et se traîne à son tour jusqu'à la porte. Il apparaît dans entrebâillement à l'instant même où sa sœur termine sa dernière phrase.

"Qui est-ce que je dois tuer ?" Il demande mi-amusé par la réflexion d'Aleera, mi-agacé d'avoir été dérangé au milieu de sa tâche et à une heure aussi tardive. Il ouvre finalement un peu plus la porte pour mieux voir cet étranger qui n'a aucunement l'air d'un gitan, et le dévisage sans retenue en attendant sa réponse. Au fond, Aleera n'a pas tord. Ce petit homme a plutôt intérêt à avoir une bonne raison de se pointer ici et maintenant, en tout cas s'il ne veut pas se faire dégager rapidement et peu poliment hors du campement.
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Adam regarda presqu'amusé Aleera étonné de le voir ici. C'était une bonne nouvelle que ce fût elle qui lui ouvrit. Il se voyait honnêtement mal tomber sur l'un de ses frères et lui demander s'il pouvait discuter avec sa sœur... La deuxième bonne nouvelle étant qu'elle ne lui avait pas directement sauté dessus pour l'égorger. Elle semblait même presque - l'adverbe avait son importance – se faire du soucis pour lui. Bien, il allait finalement avoir une chance de leur parler semblait-il. L'un des frère d'Aleera vînt bien vite les rejoindre, sans doute l'aîné. Il dégageait un sentiment de puissance impressionnant qui ne donnait pas envie de rire. Et pourtant, comme lorsqu'il avait rencontrer Aleera la première fois, c'était derrière l'humour et le sarcasme qu'il allait cacher son angoisse.

Et bien, les menaces de mort sont un peu votre manière de dire bonjour si je comprends bien., dit-il en regardant le gitan. Mon nom est Adam pour information. Centrant de nouveau son regard sur Aleera, il reprit. Pour te répondre, non je n'ai pas de problème avec la milice, si ce n'est que pour une fois, j'aurais espéré de ces idiots qu'ils soient un peu moins stupides. Je doute que vous ne portiez un grand intérêt à ce qui se passe en ville, mais je pense que pour une fois, cela devrait attirer votre attention. Vous vous y connaissez en Wendigowak ?

C'était maintenant que les choses allait se jouer. Si les Belkhan jugeaient n'avoir rien à faire de ce qu'il disait, il pouvait au mieux rentrer bredouille de son voyage. Mais s'il arrivait à les convaincre d'apporter la moindre aide cela pouvait sans doute beaucoup faire avancer les choses.
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Duncan, toujours à l'affût.
Alors quand son imposante carcasse se glisse dans le dos de sa sœur, prédateur surprotecteur, même elle frissonne. Son ombre la guette et la frêle gitane pivote légèrement, relève la tête pour darder ses yeux clair sur son frère qui lui, n'est clairement pas d'humeur à rire.

« Duncan... Non c'est personne, retourne à l'intérieur, je m'en occupe... »

Minaude Aleera sans grande conviction. Elle pourtant qui n'avait aucun scrupule au mensonge se voyait soudainement peu convaincante face à son frère. Et Adam, plutôt que de faire preuve d'une quelconque retenue, répond sèchement à cette attaque, arrachant un sourire nerveux à la jeune femme si peu vêtu dans l'air frais de la fin d'hiver.

« Voilà... » Grincement de dents. « Adam si tu tiens à la vie, ferme-là. »

Lui souffle Aleera avec ce même sourire pincée et ce regard de garce qui ne lui va que trop bien. Dans l'angoisse de l'instant, son regard  clair vient s'ourler d'une lueur ambré qui disparaît aussi vite qu'elle est apparut.

Je doute que vous ne portiez un grand intérêt à ce qui se passe en ville, mais je pense que pour une fois, cela devrait attirer votre attention. Vous vous y connaissez en Wendigowak ?

A bien y réfléchir finalement elle aurait préférer la milice. Au moins, s'il avait simplement déborder avec sa magie une fois encore, elle aurait pu le tuer elle-même. Mais là... Là c'était une histoire dont elle ne voulait pas et c'est point avec lequel elle avait d'ailleurs été très clair avec Elizabeth. Foutu petit conne qui avait été jusqu'à lui baiser les pieds pour avoir son aide... Wendigowak. Le sourire de la gitane fond rapidement, remplacé par cette moue inquiète et agacée. Un regard en biais vers Duncan accompagné d'un long soupir en dit beaucoup sur sa façon de penser. Elle n'y échapperait pas, hein ? Elle s'écarte du chemin et d'un signe de la main désigne l'intérieur.

« Adam, tu peux entrer. »

Et finalement, elle s'engouffre à la l'intérieur la première, ses pieds nus traînant sur le  plancher avant de rejoindre rapidement la cheminée pour se réchauffer.

« Qu'as-tu besoin de savoir sur le wendigo ? Et pourquoi ? »
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La blessure de Dimitri après sa rencontre infortunée avec le Wendigo a rendu Duncan encore plus nerveux et méfiant qu’à son habitude, alors même si sa sœur tente de le renvoyer en prenant sa plus petite voix, il fronce immédiatement les sourcils, peu convaincu par ses mots. Le dit-Adam n’arrange pas les choses, parce qu’il répond sur un ton vif et sec qui surprend le gitan. Celui-ci n’était pas apparu dans le but premier de charger immédiatement l’étranger, mais puisqu’il lui en offre désormais une bonne raison, l’aîné des Belkhan se redresse dans un signe d’impatience. Le petit homme est chanceux, Aleera trône encore devant son frère. Elle le prend même de court et réprimande brièvement le jeune homme avant de le laisser parler.

Celui-ci fait mention du Wendigo, et immédiatement Duncan se retient de protester pour l’envoyer balader. Aleera l’invite à entrer, et l’aîné ne dit pas un mot. Il se contente de croiser les bras, parce que cette bestiole qui s’en est pris à son frère, il ne peut pas la voir en peinture. Alors il laisse le nouveau venu passer devant lui – sans le moindre sourire parce qu’il n’est quand même pas le bienvenue – et il prend soin de refermer porte et loquet derrière eux.

Il s’agace pourtant de voir avec quelle facilité Aleera s’apprête à se mêler des affaires de la colonie – comme si les Belkhan n’avaient pas suffisamment de problèmes comme ça. Alors, d’une voix grave et autoritaire, comme pour servir de rappel à sa sœur chérie, il répond avant Adam tout en retrouvant sa place devant sa table : « Il a raison. On se contrefout de ce qui se passe en ville. » Le Wendigo est redoutable, et Dimitri a eu de la chance de s’en sortir vivant. Il n’est certainement pas intelligent de se confronter à lui pour venir en aide aux imbéciles qui vivent un peu plus loin sur ces terres. Pourtant, Duncan sent la rage bouillonner en lui à la simple pensée que la créature puisse envoyer son frère et sa sœur en enfer plus rapidement que prévu. Il rêve de voir le danger brûler et finir en cendres. Alors malgré son air clairement boudeur, il prête une oreille attentive au récit d’Adam tout en reprenant silencieusement son morceau de bois.
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Il fut plus facile de convaincre Aleera de discuter que prévu. Adam n'allait pas s'en plaindre. Il pénétrait désormais dans l'antre monstrueux des Belkhan, ces êtres haineux qui se complaisaient dans la souffrance. Une demeure des plus classique. Plus intimiste qu’accueillante, elle en reste pas moins un lieu chaleureux. Enfin, si on exclus ses propriétaires évidemment.
Adam alla s'installer auprès d'Aleera pour converser. Il ignora généreusement la réflexion de Duncan et commença son récit, calmement :

Aujourd'hui, des hommes de la ville accompagnés de natifs sont allés combattre le Wendigo. Comme tu t'en doute, et comme ma présence ici te le prouve, ce ne fut pas une glorieuse réussite. Toutefois, les retours de cette confrontation sont surprenants. Un indien serait rentré en contact avec le Wendigo et lui aurait parlé ! Ce monstre serait à la recherche de sa fille. Mais ce qui m'importe, et devrait vous intéresser, c'est l'ultimatum qui en est ressorti : le Wendigo a laissé partir les hommes venus l'affronter pour qu'ils retrouvent sa fille. Si cette dernière ne lui est pas rapporté au matin, il est bien décidé à faire des ravages parmi les être humains. Et il ne semble pas être disposé à faire la distinction entre natifs, citadins ou gitans. Vous semblez vous désintéresser de ce qui touche au Wendigo, mais si nous ne faisons rien pour assurer notre défense, il sera bientôt impossible d'aller en forêt même pour des personnes telles que vous.
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Le début du récit d'Adam arrache un sourire discret à Duncan, bien content que ces abrutis de colons payent le prix de leur égo surdimensionné. La suite du récit en revanche, efface aussitôt le sourire moqueur et silencieux du gitan. Outré de se sentir menacé par une bestiole à l'âme corrompue - à laquelle il n'a rien demandé qui plus est - Duncan abandonne négligemment sa petite chimère en bois sur la table. Comme toujours, le temps lui manque, il n'aurait pas le loisir de s'essayer aux arts protecteurs pour son frère ce soir.

Sa réaction est immédiate. Il est d'autant plus agacé que le jeune colon intrusif a raison : même eux, les Belkhans maudits, risquent gros face à la férocité du Wendigo. "Sa fille ? Pour qui est-ce qu'elle nous prend la bestiole ? On est pas ses esclaves, il a qu'à la retrouver lui-même si il y tient tant !" Duncan s'offusque. De toute évidence, le menacer n'est pas le meilleur moyen de lui demander un service - que ce soit pour un humain comme pour un Wendigo.

Une partie de lui répète cependant les mots d'Adam, et en cas d'attaque, il faudra être prêts - en particulier si la forêt devient trop dangereuse. En parlant de forêt d'ailleurs, le gitan se rappelle de Roxanna, l'herboriste française qui habite à son orée. Elle sera probablement l'une des premières victimes si personne ne la prévient. "Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps pour anticiper le massacre." Duncan parle d'un ton plus grave, alors que cette perspective assombrit ses traits. "Je vais chercher l'herboriste, elle aura peut-être de quoi nous aider." Maintenant que la nouvelle est dite, il faut être réactif. Le gitan prend à peine le temps de s'armer - quelle lame ou quelle balle sera de toute façon capable de percer la peau de cette créature infernale ? Le mieux, c'est de ne pas penser au pire et de filer. "Je reviens vite, ne fais rien de stupide." Il prend à peine le temps de lâcher à Aleera avant de repasser par la porte.

**

Comme prévu, le gitan n'a pas réfléchi. Il a scellé sa monture à la hâte et galope au plus vite tout droit vers la forêt. La magie bouillonne en lui alors que l'adrénaline coule dans ses veines. Il est à peine attentif aux ombres louches qui l'entourent. Tout ce qui le préoccupe, c'est le temps qui passe, alors il pousse son pauvre cheval à bout pour arriver au plus vite. La maison de la jeune française est à peine en vue qu'il saute de cheval pour aller tambouriner sur la porte en criant le prénom de la commerçante.

Avec horreur, il constate que seul le silence lui répond, alors rapidement, il est forcé de l'admettre : Roxanna n'est pas là. Il scrute la nuit, s'avance un peu entre les premiers buissons de la forêt en continuant d'appeler la française, mais rien ne bouge dans l'obscurité. La nervosité du sorcier monte d'un cran. Frustré d'avoir fait le chemin pour rien, il retourne à la chaumière de l'herboriste, fait le tour pour tenter d'apercevoir quelque chose par les fenêtres, mais l'impression de perdre son temps le prend. Il trépigne, impatient, songe un instant à sa sœur qu'il a laissé derrière lui au camp gitan, et décide de prendre une décision. Il ne va pas poireauter là toute la nuit en attendant la mort, alors sans réfléchir davantage, il défonce la porte pour se frayer un chemin dans la bâtisse vide.

Il prend à peine le temps d'observer les lieux. Son sang bouillonne et sans même chercher à le vouloir, sa magie allume les bougies de la pièce. Il fouille un instant sur le premier bureau qu'il croise, trouve du papier et laisse un mot : "Le Wendigo va attaquer à l'aube. RDV au camp gitan si tu as la trouille de mourir toute seule. On se laissera pas faire, ramène tes trucs si ça peut être utile. C'est urgent." Le gitan se sent obligé de préciser en soulignant le dernier mot, agacé par l'absence de la jeune femme. Il espère seulement qu'elle n'a pas eu la mauvaise idée de se balader cette nuit précise dans la forêt. Il signe, met le papier bien en évidence, et quitte immédiatement les lieux.

A peine a t-il à nouveau poussé la porte de sa propre demeure qu'il retrouve Aleera et Adam là où il les avait laissé. Il ne prend même pas la peine de se débarrasser de son manteau, et déclare dépité : "Elle a disparu."
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Le discours finit par briser le sourire de Duncan et il en fallait beaucoup pour arracher de son frère, cette moue cynique qu'il affichait presque tout le, temps. Aleera elle-même reste crispée sur son siège au fur et à mesure des paroles du jeune colon. Elle comprenait mieux sa présence ici, elle comprenait mieux ce fol espoir dans ses yeux. Stupide qu'il était.

« Donc, si je comprends bien... Au lever du soleil, le wendigo va partir en chasse pour massacrer tout ce qui se trouve sur le territoire à moins que l'on ne trouve une enfant sortie de nulle part et dont personne ne connaît l’existence ? Et toi, Adam, tu as trouvé ça intelligent et judicieux de venir nous demander de l'aide, à nous ?»

Le visage austère de la gitane se para lentement d'un sourire presque ravie, amusé alors que ses ongles griffes le cuir du siège.

« Entends le bien, je refuse catégoriquement d'avoir à affronter cette chose, je sais ce qu'elle est, je connais les légendes mais surtout je connais la vérité. »

La Belkhan se lève, pivotant doucement pour contourner son siège, faisant voler les pans de sa chemise de nuit immaculée alors que son impressionnante chevelure boucle et ondule à chaque pas qu'elle fait.

« Les histoires sont nombreuses, les détournement tout autant... Mais elles ont toutes une chose en commun... On ne tue pas un wendigo. Jamais. »

S'approchant d'une imposante bibliothèque, la sorcière observe les innombrables reliures de livres faite de cuir et certains même, d'une bien étrange matière.

Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps pour anticiper le massacre. Je vais chercher l'herboriste, elle aura peut-être de quoi nous aider. Je reviens vite, ne fais rien de stupide.

Aleera lève le visage, posant un regard sur son frère et hoche la tête positivement avant de l'observer quitter la maisonnée. Un court silence retombe puis elle fixe à nouveau Adam, revenant vers la cheminée et les sièges.

« Eh bien, voilà un moment à graver dans la roche... Tu as réussi à rendre Duncan inquiet, mieux encore, tu sembles le pousser à agir. Adam, je commence à croire que j'ai fais preuve de beaucoup de jugeote en te laissant en vie. »

Se penchant, la sorcière attrape le tisonnier près de son siège et vient attiser les flammes avec, retournant la braise dont la douce chaleur vient réchauffer son invité.

« Bref, le wendigo donc... Une enfant hein ? Et si cela n'en était plus une ? Le wendigo n'a pas la même perception du temps que les humains, lorsqu'il devient un monstre, c'est avant tout son côté animal qui prédomine. Pire encore puisque cette bestialité est corrompue par l'animosité de son aspect humain. Une sorte de cercle vicieux, en somme... Un poison. Car là est toute la subtilité du wendigo, Adam... Il s'empoisonne lui-même, il est le seul fautif de sa nature en n'ayant pas sût combattre ses instincts, sa noirceur. Il a abandonné face à ses ténèbres... C'est triste, n'est-ce pas ? »

Un sort qu'elle ne connaissait que trop bien. Après tout, les Belkhan n'étaient pas bien loin de cela, juste de façon... différente. Alors qu'elle fixe le jeune sorcier calmement, une lueur ambrée vient traverser le regard d'Aleera. Elle disparaît à l'instant où Duncan revient, essoufflé et surtout inquiet. Aleera se lève de son siège, observant son aîné qui clame la disparition de son amie.

« Ah... Qui sait, peut-être est-elle déjà morte. »

Souffle-t-elle sans la moindre forme de compassion. Malgré tout elle s'approche vivement de son frère, venant frotter son dos tendrement et le guide vers le siège qu'elle occupait juste avant pour le forcer à se réchauffer.

« Donc, le wendigo, encore... » regard en biais vers Adam. « Tu dis qu'il a parlé, cela trahit une forme d'humanité résiduelle... Mais je doute que cela soit nécessaire. Lorsque l'on devient un wendigo, c'est pour toujours... Les légendes n'ont jamais mentionné qu'un wendigo pouvait retrouver sa forme humaine. Mais je suis néanmoins surprise par cela, il semblerait que notre créature carnassière arrive finalement à lutter contre lui-même. Cette enfant là, est peut-être sa seule et unique faiblesse. Mais se reposer juste sur cela serait du suicide. Il va falloir se montrer plus intelligent... Au fait, que sont devenus les deux enfants qui avaient été arraché par le wendigo ? J'ai entendu dire que la sœur aînée avant été retrouvé morte dans la forêt... Mais quand est-il de son frère ? »
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Les Belkhan se retrouvent bien plus zélés à la tâche que ne s'était attendu Adam. Lui qui s'attendait à se retrouver devant des êtres stoïques fort peu effarouchés par son histoire, il était en face d'une Aleera bavarde et d'un Duncan près à secourir la population. Ils étaient prêts à agir, mais certainement pas à affronter la bête. Adam les aurait pensés plus fières et téméraires que cela mais peu importait. Il restait bien des choses qu'il leur était possible de faire.

« Bon, avant tout il nous faudrait prévenir le reste des gitans vous ne croyez pas ? Adam faisait attention à ne surtout pas donner d'ordre, il n'était pas sûr qu'une personne comme Duncan aurait apprécié qu'un gringalet lui impose quoi faire. Je n'ai pas pris le temps de faire escale dans le campement, et je ne parierais pas qu'un autre citoyen ait pris la peine de braver la forêt pour venir avertir votre peuple. Adam marqua une courte pause. Il était relativement peu tendu aux vus de la situation. Discuter du destin de sa ville sur le point de se faire dévorer par une créature mythologique avec deux personnes assez dérangées pour se permettre de décider de vous tuer sur un coup de tête avait de quoi en angoisser plus d'un. Sans doute que le jeune homme ne réalisait pas entièrement tous les enjeux des événements. Il reprit, regardant spécifiquement la gitane.

Nous sommes face à un problème Aleera. Si les légendes disent qu'il est impossible de tuer ou de rendre son humanité au Wendigo, alors il va falloir que Warwick Bay les réécrivent. Car je ne vois pas beaucoup d'autres solutions. Pour ce qui est de rendre son humanité, il va falloir faire confiance aux natifs. Si les dires de la Shaman sont vrais, le wendigo est un skinwalker donc un indien. Sa fille fais donc très certainement parti de ce peuple, et je pense qu'elle est le meilleur espoir pour  sauver l'homme sous les traits du Wendigo. Maintenant, nous ne pouvons pas nous permettre de tout miser sur eux.

Je ne sais pas s'il est possible de tuer cette créature. Mais je ne crois pas que qui que ce soit ait les capacités d'affronter le Wendigo dans sa forme actuelle. Je ne suis pas très doué en magie mais vous, ne connaîtriez-vous pas un sortilège qui serait capable d'amenuiser les forces de ce monstre ? Je sais que le temps est limité et que les rituels mettent du temps à se mettre en place, mais si nous réussissions, enfin, si vous réussissiez à saper un minimum ses forces, ce sera toujours cela de prit.


Le jeune homme s'arrêta puis se souvînt soudainement qu'Aleera avait posé une question sur les deux enfants disparu. Il était étrange qu'elle s'en soucis.Quant au garçon enlevé, et bien, les propos rapportés à son sujet n'étaient pas clairs, mais il me semble qu'il est toujours envie. Son meurtre ferait partie des menaces qu'exécutera le wendigo si sa fille n'est pas retrouvée. »
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