[EVENT] De chair et de cendres

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Le marteau des sorcières
De chair et de cendres

Résumé de l'event - Entre deux légendes soufflées au coin du feu, l'Hoyaneh à murmuré une vérité farfelue. La bête serait une créature issue des vieilles légendes indiennes : un wendigo. À travers les morts et les sombres présages, les croyants et les indigènes se sont mis d'accord sur la seule vérité qui convienne... la bête, qui qu'elle soit, doit mourir. Pour cela le conseil a fait appel à de nouveau volontaires. Tandis que l'on parle de ces courageux qui ont affronté la verve des sauvages, on arpente déjà les rangs avec un nouvel espoir envers ceux qui auront la foi et le courage de se glisser dans la sombre nuit où la lune sera pleine pour arracher à la sinistre créature, son ultime souffle de vie. Mais les légendes inquiètes, on a rapporté que la chose ne saurait être tuée de la main de l'Homme ni même par ses armes. Malgré la hargne éprouvée envers l'occulte, certains susurrent que seule la magie la plus noire pourrait défaire le règne d'une créature si sombre et sournoise tendit que le conseil réclame l'aide des inquisiteurs et des meilleurs chasseurs de la région. Ce soir, la bête mourra, quoi qu'il en coûte.

◈◈◈

Il est temps.
Temps de faire ses adieux, d'embrasser sa femme, ses enfants, de serrer une dernière fois ses amis dans ses bras. Sous la lueur des torches, on quitte la colonie. C'est un silence de mort qui règne à travers la foule qui fixe les courageux volontaires qui défilent le long de la grande place jusqu'aux barricades du village. Ils ont à peine franchi ses portes que l'aura sinistre qui les accompagne est aussi inquiétante que celle du bourreau dans ses meilleurs jours. On baisse les yeux, personne n'y croit vraiment... La bête. L'homme. Qui qu'il soit, peu importe ce qu'il est... Tout ce que l'on voit, ce sont les nôtres qui marchent vers une mort certaines. Sous la neige, ce sont les larmes qui coulent. Il n'y a plus de différence, plus de couleur de peaux, plus de religion, plus d'ethnies qui tiennent. Ce sont justes eux, les braves qui vont combattre l'immondice.

Accompagné du son de la cloche de l'église, chaque pas leur donne l'impression d'être des condamnés. Ce n'est pourtant pas à la potence qu'on les envoient, mais c'est sans doute pire. Les pas se suivent, laisse une empreinte persistante dans la neige alors que le froid étreint les courageux. Bien vite, ils sont rejoints par les Mohawks qui sortent de l'orée de la forêt. Ils ne sont pas bien nombreux les Indiens mais leur courage fait écho à celui des colons. Arcs, flèches, armes à feu, lames effilées... On y voit de tout à travers le groupe. Oui, on voit de tout mais l'on n'entend rien. Personne ne parle, les yeux restent rivés vers l'horizon. Vers la noirceur de la forêt qui les avale un par un jusqu'à ce que le grincement des portes de la barricade ne sonne la fin tragique qui les attend.

◈◈◈

La plupart n'avaient jamais été si loin dans la forêt. Ce lieu sinistre où découlait une noirceur qui vous fait remonter un frisson barbare le long du dos. La bête était quelque part dans les parages et alors qu'on pose les packages, on entend la voix qui résonne, brise les rangs. C'est le prêtre qui les accompagne, chaudement envelopper de ta toge hivernale, qui prie. Il est là, au milieu de la foule, l'air grave. La Bible à la main, il tient de l'autre un encensoir où une épaisse fumée s'échappe. Il prie, bénit au mieux pour protéger ceux qui se prépare à affronter l'innommable animal qui créer la terreur depuis le début de l'hiver.

« Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.... »

Certains colons sont sans doute rassurés par sa présence, et sans doute cela est-il le cas pour vous aussi. Les Indiens quant à eux se tiennent quelque peu à l'écart et c'est sous le regard de l'impitoyable guerrier désigné par l'hoyaneh, qu'ils attendent. Wakiza, n'est-ce pas ? Ce sera lui leur courage, pas besoin de prière et certainement pas l'aide d'un Dieu impie qui trouve le repos dans le sang des plus faibles. Tout le monde se regarde en chien de faïence, on œuvre ensemble mais la méfiance demeure, les rancœurs persistent. Un regard vaut mieux que mille mots et chacun ici le comprend bien.

« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du... »

On se fige. Le bruit qui vient au plus près est celui du galop. Le brame qui résonne à travers la sombres forêts alors que bientôt, c'est la massive corpulence qu'un cerf qui sort des fourrés. La panique s'empare des rangs, tout comme la méfiance. L'animal fonce, zigzag entre les colons, manque d'empaler un Indien. Il est fou, complètement fou... Ou sujet à la peur. Oui c'est ça, c'est l'angoisse. L'animal, pourtant si beau et si fier, est terrorisé. Pire que ça, sur son chemin la neige se teinte de rouge. Cela serpente, glisse et l'odeur ferreux du sang remonte le long de votre nez. Alors que le cerf brame encore, il titube avant de soudainement s'écrouler de tout son poids. Et vous la voyez, la plaie. Il a littéralement été éventré et ses viscères fumants s’échappent de la meurtrissure sur son flanc. La respiration difficile, sous vos yeux horrifiés, le pauvre animal pousse un ultime râle de douleur avant que son corps ne se fige et se s'écroule lourdement sur le sol. Colons ou Indiens, esclaves et hommes libres... Quelque chose dans cette vision macabre vous pétrifie. On y voit là le signe inquiétant, une atteinte aux esprits de la nature. On y voit la puissance d'une créature capable de vous déchiqueter en un rien. Tremblant, presque larmoyant, le prêtre observe la bête terrassée et s’accroupit, posant sa main sur son museau. Les yeux ouvert, l'animal reste inerte. Il a trouvé le repos à présent... L'homme de foi lève les yeux vers la foule, il lance un regard inquiet sur ses comparses. Malgré lui, son regard s'attarde sur les Indiens présents qui vivent sans doute cet instant plus mal que lui.

« La bête... Elle est ici. »

Affirme-t-il avant de se relever. Les armes se braquent, on tend les lames, on remplit les fusils de poudre sous la hâte. Ce n'était qu'un moyen de les effrayer, de leur faire savoir le terrible sort qui les attend. L'animal infernal, créature macabre, cœur sombre et esprit torturé, la bête n'avait de cesse de tourmenté. On regard les alentours, les torches enfoncées dans la neige qui éclairent le camp d'une lumière faiblarde. Qu'avait dit l'hoyaneh déjà ? Que le feu était sa faiblesse ? Alors pourquoi n'y avait-il pas plus de feu ? Dans la panique soudaine, le prête se faufile parmi les hommes, il cherche du regard un visage familier qu'il n'arrive pas à voir à travers la foule.

« L'inquisiteur ! Où est l'inquisiteur ?! »

Gémit-il alors que personne ne se soucis de ses plaintes, trop occupé à préparer les armes. Et pourtant lui, pauvre homme d'église, semble être le seul à avoir compris ce qui se trame.

« Où est l'inq... »

Il ne finit pas sa phrase. Son corps est soudainement happé par une masse sombre, plus imposante encore que ne l'est le cerf mort au milieu du camp et dont les tripes se répandent sur le sol enneigé. C'est son cri qui résonne, électrise la foule. Personne n'a rien vu, personne n'a eu le temps de réagir. C'était rapide, beaucoup trop. Trop pour un humain, trop pour un animal. Et cette puissance dévastatrice. Une torche s'éteint, puis une seconde. La silhouette passe et repasse, laissant sur son passage cette odeur de putréfaction. Elle est là, votre Némésis. Cachée dans les ombres, éteignant une à une les torches qui vous éclairent, qui pourrait la trahir ou pire, la blesser. Et à vos pieds, la carcasse du prêtre a rejoint celle du majestueux cerf. Il gît dans son sang, le corps tordus dans une position absurde, presque irréel alors que son visage a littéralement été arraché. Voilà donc le message... Rien ne vous sauvera. Ni la lumière, ni vos armes et pas même vos dieux.



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le 16.04.17 19:36

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La vengeance indigène
Wakiza n'avait pas perdu son temps en tentant vainement de rassembler un groupe de guerriers qui seraient entrés à reculons dans la bataille qui s'annonçait cette nuit. Il s'adressa directement à ceux qu'il savait capable et déterminés à en découdre coûte que coûte. Ainsi accompagné de trois farouches Mohawks répondants aux noms de Tekoa le frère de la défunte qui avait été retrouvée mutilée, Nathorod le mari de celle-ci et Bly qui par sa haute taille méritait bien son nom.

Les trois guerriers indigènes et leur meneur intrépide toisèrent de leurs regards fermes et impassibles derrière leurs sombres peintures de guerre - écho à la noirceur inquiétante de cette nuit glaciale- la troupe de colons en armes et torches qui avançaient agglutinés comme un troupeau de brebis transies de frayeur qui sentent l'approche de l'heure de la curée.

Wakiza esquissa un rictus dédaigneux en entendant le guide spirituel des blancs psalmodier une prière aussi vaine que sourde à son destinataire car ici, au milieu de cette forêt plus vieille que le monde ... aucun Dieu chrétien ne saurait l'entendre.

Mais c'est du râle douloureux d'un cerf que la sylve ténébreuse répondit aux suppliques risibles du bedeau. Alors que l'animal agonisant débusqua en furie et épanchent de fumantes sillonnées d'hémoglobines son passage dans l'immaculé tapis blanc.

Tekoa n'eut que le temps de se jeter dans la neige pour éviter de justesse d'être éventré par l'assaut hirsute de l'empaumure du cervidé rendu fou par la douleur avant qu'il ne s'écroule définitivement pour que son souffle vaporeux et terrible ne cesse enfin. Puis, après que le prêtre ait chouiné de désemparement, la main sur le mufle encore tiède de l'animal. Wakiza vint lui rendre hommage à ce fils de la forêt et chuchota une promesse vengeresse au creux de l'oreille velue avant de clore respectueusement d'une caresse du bout des doigts la paupière ourlée de longs cils qui terne désormais fixait le firmament.

« La bête... Elle est ici. »

Les guerriers Mohawks n'avaient pas attendu cet avis d'évidence pour en percevoir l'inéluctable et avaient déjà serré leurs poignes fermes sur les manches de leurs armes, prêts à jaillir pour défendre leurs vies.
Wakiza pestait intérieurement contre la présence aveuglante et incommodante des torches qui troublaient d'ombres trompeuses et vacillantes les reliefs obscures entre les troncs d'arbres autour d'eux. Sans compter qu'au delà de l'odeur de sang chaud et de sueur froide que devait émettre cette troupe d'humains en chasse, les flambeaux qu'ils portaient révélaient de façon criarde leur position au terrible prédateur en approche. ... Mais quand, frappé d'un éclair sombre par le monstre, le sermonneur s'écroula en répandant tripes et boyaux sur la litière bleutée par la nuit et que les torches furent soufflées une à une, Wakiza comprit alors les mots de la vieille chamane ... le feux serait leur salut ou ils périraient tous dans les ténèbres.

Poussant un terrifiant cri de guerre pour attirer l'attention de ses congénères, Wakiza fit signe à ses guerriers de venir à lui sur le promontoire que formait une souche d'arbre tombé de vieillesse.
S'emparant au passage de deux torches éteintes mais encore imbibées d'huile chaude il les ralluma in extremis à la dernière encore flambante en criant à ses guerriers de faire de même.

"Onekwenhtara Azista!!!Onekwenhtara Azista!!!"

Les trois Mohawks comprirent et se hâtèrent d'enflammer les torches éteintes qui traînaient à leur porté. Bly tel une tour de guet vint se mettre au centre du cercle formé par ses "frères" en levant bien haut son bras fort porteur de la torche et chacun  resta tendu de nervosité, une torche dans une mains, une arme dans l'autre, les mâchoires serrées et le regard vif sondant la nuit dans la forêt autour d'eux attentifs au moindre mouvement. Dans la précipitation et dans la panique qui rompaient les rangs des colons terrifiés et ne sachant pas vraiment comment le dire dans la langue des blancs Wakiza espéra que ceux-ci comprendraient que s'ils ne voulait pas être fauchés les uns après les autres, ils devraient eux aussi adopter une formation défensive circulaire leur permettant de brandir dos à dos la seule chose que redoutait visiblement la bête ... le FEU!!!

Mais leurs faibles torches suffiront-elles à tenir le monstre en respect?...

résumé:

-Wakiza ferme l'oeil du cerf mort
-il s'empare de deux torches éteintes et les rallume
-il ordonne à ses guerriers de raviver le feu des torches
-il les rassemble sur un promontoire avec le plus grand d'entre eux au centre
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le 18.04.17 9:43
C'était le début. Le début de la fin probablement, du moins pour beaucoup de personnes présentes ce soir. Cette chasse pour éliminer la bête n'allait pas être facile, Sonja le savait, elle avait hésité à venir, mais Edward avait insisté pour y aller. L'homme ne voulait pas qu'on le traite de mauviette ou d'infirme, c'est pour ça qu'il a voulu prendre les armes lui aussi. C'est pour cette raison que l'ancienne esclave la suivie, elle ne pouvait pas le laisser seul au milieu de ces blancs. Jamais elle ne le fera confiance pour protéger son ami. Autant le faire elle-même, même si elle n'est qu'une simple femme aux yeux des hommes. La mort ne lui fait pas peur, la bête non plus. L'Enfer, elle l'a connu pendant ses années de services auprès de cette famille diabolique de blanc.

Au milieu de la forêt, perdu dans l'obscurité, légèrement éclairé par la faible lueur des torches, elle écoutait d'une oreille peu attentive les prières du prêtre. Comme si ce genre de parole pouvait avoir un incident divin sur la troupe. Il n'y a pas de dieu en ce bas monde, c'est une chose dont elle est à peu prêt sûre. La seule chose en laquelle elle parvient à croire, c'est en la vengeance.

Un animal vint rompre le silence et mourir à leurs pieds. Pauvre cerf, roi de la forêt qui n'avait pas demandé à mourir d'une telle manière. La créature était proche, bien assez pour affoler les blancs. Sonja fit son possible pour rester calme, elle tenait fermement sa torche d'une main et de l'autre une bouteille d'huile. Pourquoi de l'huile ? Pour l'enflammer, la jeter sur quoi que ce soit et balancer sa torche pour la transformer en torche humaine. Mais, elle ne le fera pas tout de suite, il faut être sûr. Certes, elle en a quelques unes en réserve, dont quelques bouteilles d'alcool fait maison par Edward. Mais ça reste rudimentaire.

Un nouveau cri, celui d'un homme cette fois, du prêtre qui avait récité une prière juste avant. Alors, est-ce que les paroles divines l'ont sauvé ? Absolument pas, il a été le premier sur la liste de la faucheuse. Ceci aurait pu faire rire Sonja, mais ce n'était pas l'heure de faire ça. Les indiens s'étaient regroupés prêt à se défendre. La jeune femme montra à Ed le petit groupe, lui indiquant qu'il ferait mieux de rester près d'eux, car ils seront certainement les vainqueurs, si toutefois, quelqu'un de ce groupe parvient à survivre.
Spoiler:
-Sonja est en compagnie d'Edward
-Ils ont une torche chacun et de l'huile (inflammable/alcool) comme arme à lancer sur la bête pour l'enflammer.
-Elle garde un oeil sur l'équipe de Wakiza qui lui semble la plus apte à se battre.
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le 19.04.17 22:02

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LA MAIN DE DIEU
Lorsque la nuit vint draper de son manteau feutré la colonie de Warwick, ils surent que l’heure était venue. Ils avaient alors enfilé leurs vêtements les plus chauds, s’étaiens chaussés de leurs bottes qu’ils avaient cirées au préalable, avaient bouclés leurs ceintures avec fierté et avaient rangés précieusement dans celles-ci leurs armes les plus efficaces. Alphaeus, flanqué des plus valeureux citoyens et camarades, le fidèle Matthew et le loyal Damian, s’était joint aux cortèges des courageux qui avaient entrepris de traquer la bête ce soir. Quand il avait été révélé au peuple qu’il s’agissait d’un Wendigo, une créature issue des légendes - ou plutôt des sottes croyances - des indigènes, le sang de l’inquisiteur n’avait fait qu’un tour. Les inquiétudes qu’avait exprimé le serviteur Adam des jours plus tôt s’étaient révélées fondées, et il était grand temps d’agir avant que la bête ne détruise leur village. Il avait juré de faire disparaître toute forme de sorcellerie de leurs terres, et voilà qu’en plus des agissements impies des blancs les créatures horrifiques des peaux rouges s’en mêlaient.

Le cortège avançait dans la forêt d’une ambiance lugubre. Sur les visages de la plus large majorité on pouvait lire une crainte évidente de ce qui se tramait dans les ténèbres étouffantes de la sylve, les traits d’Alphaeus exprimaient la plus noire colère. Il avait d’ores et déjà dégaîné, prêt à faire pleuvoir le feu de ses revolvers sur la chose. Etait-il pourtant possible d’annihiler le Wendigo avec de simples armes à feu ? D’aucuns avaient murmurés que seule la sorcellerie était capable de défaire ce mal, mais l’inquisiteur se refusait à croire les odieux racontars du peuple.

Soudain, coupant court aux réflexions cafardeuses de l’homme, le prêtre en tête de file murmura des mots de danger. L’on s’arrêta. Un cerf, mort éventré. Le responsable ne faisait aucune doute. « L'inquisiteur ! Où est l'inquisiteur ?! » s’enquit le clerc, comme recherchant une aide miraculeuse. « Qu’est-ce qu’y m’veut lui... » maugré Alphaeus pour lui-même, n’appréciant pas forcément d’être mis en lumière alors que le Wendigo rôdait. Que les petites gens donnent leur vie les premiers, l’inquisiteur se chargerait de finir la bête quand elle serait affaiblie. Et d’ailleurs, il ne voyait pas trop ce qu’il pouvait bien y faire. En braillant ainsi, cet idiot ne faisait qu’attirer la bête. Aussi, il considéra que ce ne fut que justice qu’il soit le premier à être happé par la créature, bien que son corps tordu fut un spectacle hideux à constater. Qui se montre si poltron et idiot mérite de mourir. Paix à son âme, que le Créateur se montre magnanime envers lui.

Quoi qu’il en soit, l’ombre avait filé si vite qu’Alphaeus n’avait eu le temps de tirer. Les indiens et une affranchie furent les premiers à réagir, et l’inquisiteur grinça des dents. Leur initiative, celle de rallumer les torches, était la bonne, mais il n’appréciait pas que des indigènes le double ainsi. « Damian. Matthew. Dos à dos. Elle va attaquer à nouveau, alors protégeons nos arrières. » Ils formèrent un triangle, et, bien qu’ils soient ignares vis à vis du Wendigo, ils eurent la présence d’esprit d’imiter les indiens. Ils rallumèrent leurs torches également. Bien qu’il ne porte pas en son coeur ces zouaves à plumes, Alphaeus ne pouvait se permettre de faire l’impasse sur leurs connaissances. Pour une fois, il saurait mettre son ressentiment de côté pour exterminer le monstre qui rôdait ici.

Spoiler:
* Alphaeus est accompagné de deux hommes du village, Matthew et Damian
* Il se contrefout de la mort du prêtre
* Il imite Wakiza et ses guerriers, conscient qu’ils en savent plus que lui sur le Wendigo
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le 23.04.17 21:19

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Le marteau des sorcières
De chair et de cendres

C'est le chaos, entre les cris, les tirs... le camp s'est soudainement retrouvé prit au dépourvu dans la noirceur de la nuit. Les Indiens qui sont les premiers à agir, semblent avoir trouvé une stratégie de défense remarque, intelligente. Sans doute parce qu'ils connaissent mieux ce monstre de légende aussi rare que néfaste. Mais ce n'est pas suffisant et bien que l'inquisiteur et ses hommes de main cherchent eux aussi à se défendre, prêt à encaisser une nouvelle attaque de la bête, tout autour d'eux les citoyens volontaires n'obéissent à rien ni personne. C'est la panique qui guide leurs gestes, leurs pensées si tant est qu'ils parviennent à réfléchir encore face à l'oppressante situation. On ne voit pas la bête, mais on ne l'entend pas non plus... Trop de coup de feu, d'ordre hurler. Si vous espériez la coincer, c'est peine perdu, car son avantage, elle le tient par sa discrétion. Parfait chasseur entraîne à tuer, vous n'êtes que des proies à massacrer,

Mais l'ombre passe encore, ça passe, ça repasse, fait des vas et viens autour du camp. Puis finalement, cela s'avance dans la lumière. Toujours aussi rapidement, trop vite pour être vu de l'oeil humain. Mais vous voyez au moins sa taille, vous pouvez distinguer ce qui ressemble à des cornes. Une torche s'éteint, puis une autre encore. Le temps d'en rallumer une, deux autres s'éteigne. C'est un cercle vicieux, une perte de temps. A-t-elle seulement peur de la lumière ? Du feu ? Car à son comportement, elle ne craint pas les torches, elle se joue uniquement de votre peur à vous : celle du noir.

Son cri retentit, assourdissant grognement qui résonne à travers la clairière. Impossible de distinguer sa provenance, c'est tout autour de vous. Pourtant dans votre hâte, dans le besoin de protéger vos confrères, vous avez oublié que d'autres ne sont pas aussi robuste et nécessite une protection plus grande encore... Loin des Indiens, éloigné de l'inquisiteur, une ombre puissante se glisse derrière Sonja et se redresse. Elle ne coure plus, elle est juste là, parfaitement silencieuse. Alors que sa silhouette gigantesque et humanoïde penche au-dessus de la femme, ses cornes elles, percent le ciel avec la même beauté que le cerf avant sa mort. Et sa peau est noir, ses yeux tout autant, deux gouffres vides et sans fond. Elle grogne, vous toise avant que son corps ne s'abat sur la pauvre Sonja, la plaquant au sol. C'est sa proie mais elle ne la tue pas, se contentant de garder une main griffue sur son dos. Elle n'a pas besoin de parler Mohawk ou Anglais pour faire comprendre ses attentions. Pourtant son visage s'abaisse, son dos se voûte et elle vient renifler la chevelure de la femme à la peau sombre. Elle semble chercher quelque chose sur elle ou peut-être... En elle ? D'un mouvement plus surprenant encore, elle frotte sa joue contre son crâne avant de de lever le visage, dévoilant ses crocs. Que peut-elle bien vouloir de la pauvre Sonja ?

+ Sonja est limitée par ses actions durant ce nouveau tour, prenez en compte que vos propres actions pourraient avoir de graves conséquences pour elle. Allez vous tenter d'apaiser la créature ou bien trouver un moyen habile de détourner son attention pour libérer Sonja ?

+ Étudiez le comportement de la bête, cherchez à comprendre ce quel désir, ce qu'elle attend. Comprend-elle votre langage ? Y a-t-il un moyen de communiquer avec elle, peu importe la façon ?

+ Le feu ne la fait pas fuir mais reste une arme potentielle contre le wendigo.
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le 24.04.17 15:14
Les choses se sont passées tellement vite que c'est à peine si la jeune femme a compris quelque chose. Comme tout le monde, elle tentait tant bien que mal de suivre les mouvements de la bête, une bouteille d'alcool à la main, prête à la lancer et enflammer son contenu. Mais rien de tout ceci ne se passa. Des mouvements rapides, encore et encore, des torches en moins, la panique et... la surprise !

Elle sentit dans son dos une présence des plus imposantes. Sa respiration venait souffler les cheveux se trouvant sur son cou. Mon dieu, serait-ce elle la prochaine cible ? Pourtant, ses jambes ne flanchèrent pas. Lentement, elle se retourna, elle se devait de faire face à la chose. A quoi bon succomber à la peur ? Est-ce que ça l'aidera ? Bien sûr que non. La peur est futile, elle ne pourra pas l'aider. Alors, si elle doit être la prochaine, autant mourir dignement en affrontant le regard de cette chose. Elle n'a pas envie de lâcher un cri comme le ferait ces blancs. Leur montrer qu'elle est forte semble mieux, au moins, ils se sentiront faible face à une ancienne esclave qui n'a pas failli devant la créature. Peut-être même qu'elle deviendra une légende... Edward était à quelques mètres, du coin de l’œil, elle pouvait voir qu'il était plus terrorisé qu'elle. En fait, il devait avoir peur pour elle et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Dans le cas inverse, elle aurait été inquiète pour son ami. Ainsi, elle préfère largement avoir été pris pour cible.

Sans savoir comment, elle se retrouva au sol, complétement bloquée, la bouteille qu'elle tenait dans ses mains étant tombée et brisé, son contenu se répandant sur le sol. Serait-ce l'heure de sa mort qui approche ? Pourtant, tout lui semble trop lent et long. Le prêtre est mort en quelques secondes et elle a l'impression que plusieurs minutes se sont écoulées depuis que la créature la rejoint. A tout moment, elle attend le coup fatidique, celui qui l'étripera aux yeux de tous comme un vulgaire animal. Mais rien ne se passe. La chose la renifle, elle semble vouloir se l'accaparer. Au fond d'elle-même, elle commence à ressentir un certain soulagement. Ce n'est pas tellement explicable, mais si elle voulait la tuer, elle serait morte depuis longtemps. Elle cherche quelque chose, elle veut quelque chose d'elle, mais quoi ? Un doute commence à naître en elle, les actions des autres pourraient la mettre en péril ?
Spoiler:
-Sonja reste calme malgré la présence de la créature
-Elle ne peut absolument rien faire.
-En tombant au sol, la bouteille d'alcool qu'elle tenait s'est brisée au sol.


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le 24.04.17 17:26

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La vengeance indigène
Dans la clairière  tous les regards furent attirés par cette entité menaçante qui  se mouvait aussi prestement que la peur et la terreur dans le coeur de ceux qui la sentait passer près d'eux. Le temps sembla alors se suspendre lorsque l'ombre inquiétante couronnée de ses bois lugubres couvrit de la voûte ténébreuse de son corps celui de Sonja qui paraissait d'autant plus fragile et chenu sous l'emprise de cette cathédrale maléfique.

Wakiza et ses guerriers comme tout à chacun restèrent subjugués un instant en observant le monstre ainsi tenir la jeune femme en respect. Le guerrier en inspirait nerveusement l'air froid qu'il exhalait en volutes furieuses qui tourmentaient l'air autour de lui.

Cette scène  qui se déroulait devant eux , sous ses yeux, était aussi  fascinante qu'irréaliste. ... il planait quelques choses de malsain dans l'attitude et les actes mesurés de la bête qui semblait renifler la jeune femme.

En voyant le monstre  humer le buste de cette femme noire, Wakiza repensa comme un flash à l'état morbide et délabré dans lequel on avait retrouvé les corps des deux femmes que Wendigo avait assassiné...  Toutes avaient le ventre ouvert ... le siège de leur matrice déchiqueté, terrassé. Le guerrier n'eut qu'un murmure entre ses lèvres que ses congénères près de lui ne comprirent pas dans un premier temps et qu'ils lui firent répéter en sentant que leur meneur tenait peut être une explication à ce qui se tramait là.

" Wendigo esprit tourmenté que cherches tu dans le ventre des femmes ?..." (*)

Mais au lieu de se contenter de leur répéter un peu plus fort et de leur faire part de ce qu'il pensait de manière seulement audible, Wakiza prit le parti de tenter de détourner l'attention du monstre de ce qui pouvait devenir sa future victime. Car cruellement violent comme il s'était montré avec les deux précédentes, il y avait peu de chance que s'il voulait réserver le même sort à l'ancienne esclave, il s'en priverait pas en se sentant épié par une foule d'humains subjugués ...  il fallait faire  quelque chose pour tirer Sonja de ses griffes et vite! .

Wakiza brandit donc sa hache au dessus de sa tête faisant quelques pas hors du cercle de ses frères d'armes et hurla donc à plein poumon à l'adresse du monstre, le fixant obstinément, comme s'il n'existait plus qu'eux deux au beau milieu de la forêt à cet instant précis, le foudroyant d'un regard fou digne de l'assaut suicidaire de toute une nation de natifs sur le sentier de la guerre pour défendre la vie de leur peuple ... Wakiza dans toute la splendeur de son courage, impressionnant de volonté et de détermination guerrière. Wendigo lui-même ne pourrait probablement pas ignorer la voix d'un homme qui l'invective avec autant de véhémence et de charisme:

" WENDIGO ESPRIT TOURMENTE!! QUE CHERCHES TU DANS LE VENTRE DES FEMMES??! RÉPONDS!! " (*)

résumé:


- (*) Sous le coup de l'émotion et parce qu'il ne connait que quelques maigres mots d'anglais,Wakiza prononce ces deux phrases en langue Mohawk

- Wakiza observe la scène et se dit que Wendigo n'attaque pas les femmes au hasard

- levant fièrement sa hache au dessus de sa tête, il fait quelques pas hors du cercle protecteur de ses congénères et interpelle le monstre pour tenter de comprendre ce qu'il veut et pour donner le temps à Sonja de lui échapper
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le 28.04.17 18:35

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LA MAIN DE DIEU
Il se sentit comme soulagé lorsqu’il constata que la bête avait jeté son dévolu sur la femme libre, délesté d’une frayeur qui battait en son sein. Qu’elle s’offre en appât pour coincer la bête, il ne trouvait rien à y redire. Au contraire, il esquissa un sourire satisfait puis il tendit son bras devant lui, plaçant sa torche dans la ligne de son champ de vision et grava en lui l’hideuse apparence du monstre, comme on vrille du regard la cible qu’on s’apprête à abattre. Des cordes, des excroissances à l’image même de Lucifer, le symbole même du Malin. Peu lui importait l’offrande que représentait la femme d’ébène, il la sacrifierait volontiers pour détruire la créature de Satan. Un air mesquin se traça sur sa bouille colérique, puis il pointa son arme sur le Wendigo.

L’indigène agit le premier, une fois encore. Les mots qu’il prononça restèrent étrangers aux oreilles d’Alphaeus, que l’angoisse et la colère du Diable avaient rendu sourd. Il se fichait bien des paroles qu’adressait l’indien au monstre. De quoi pouvait-on bien discutailler avec ceci ? Il fallait l’abattre, sur le champ, tandis qu’il était immobilisé au dessus de la femme. Son coeur battait fort, affolé par le danger auquel il faisait face, galvanisé par l’adrénaline qui pulsait dans chacune de ses veines. Criant de rage, le visage défiguré par la haine, il tira à vue, sans se préoccuper de savoir ce qu’il toucherait. « ABATTEZ LA BÊTE! ABATTEZ LA BÊTE !!! » Sa balle rasa les deux cibles de près et se perdit dans les feuillages ; il avait bêtement loupé sa cible, à être aussi tremblant. Il haleta fortement, espérant que ses acolytes tireraient, et se força à reprendre son calme.

Sans savoir qu’il avait probablement tué dans l’oeuf la tentative de dialogue de l’indien, il rechargea de ses mains fébriles ses pistolets pour dégainer à nouveau au plus vite, bien qu’il soit plus lent que d’ordinaire sous la pression. Il fallait vite toucher le Wendigo, sinon quoi il s’en prendrait probablement à eux maintenant qu’ils s’étaient désignés comme hostiles. Il priait de tout son coeur pour que les bouffons à plumes soient des cibles de choix pour le monstre. Il embrassa la croix qu’il portait au cou avec ferveur et murmura des prières pour lui même. « Seigneur, dans votre miséricorde, protégez-nous du Vilain. Faites de mes malheurs les vôtres. Faites de mes ennemis les vôtres. Soyez ma force, soyez ma voix, soyez ma gloire. »
Spoiler:
- Alphaeus est effrayé
- il ignore les paroles de Wakiza
- il tire sans se préoccuper de Sonja, mais la rate. Ses acolytes tirent probablement aussi,
je laisse Malleus choisir ce qu'il advient de leurs balles
- il recharge à la hâte en priant pour lui-même


PS : "avec tant de véhémence que de charisme". ça va Wakizouille, tu te jettes pas trop de fleurs ? What a Face Et sinon désolé Sonja, nothing personnal here bwaha
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le 30.04.17 23:15

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Le marteau des sorcières
De chair et de cendres

Sous son corps allongé et musculeux au derme noir comme l'encre, la bête sent la femme qui frémit. L'huile qui se déverse imbibe le sol, la moindre étincelle pourrait les faire flamber tous les deux, pourtant la chose ne semble pas s'en préoccuper. Elle reste là, grognante, bien trop calme face à la situation. Sa proie immobilisé, le Wendigo n'a rien à craindre. D'elle est tout cas. Car la première chose qui attire son attention, c'est le guerrier Mohawk qui crie, qui cherche à attirer son attention. La bête redresse le buste, ses ramures pointant fièrement le ciel noircit de la nuit.

WENDIGO ESPRIT TOURMENTE!! QUE CHERCHES TU DANS LE VENTRE DES FEMMES??! RÉPONDS!!

La bête étire ses lèvres, dévoile une rangée de crocs sanglants, puissamment acéré. Sur cette mâchoire, les crocs sont fait pour tuer, comme tout ce qui constitue ce corps élancé. La créature nocturne secoue la tête, il geint, il grogne de plus belle. La question réveille en lui un souvenir enfoui profondément, c'est comme le son d'une cloche qui résonne pour mieux le sortir de sa torpeur. Sa patte se presse plus fort sur le dos de Sonja mais le geste est cette fois, involontaire. C'est presque s'il le Wendigo se met en position défense au-dessus du corps de l'ancienne esclave. Il est difficile à présent de discerner la réalité à travers ses souvenirs. À travers les brides de son humanité refoulée.

« En... fant... »

Grogne-t-elle dans la même langue que Wakiza. La réponse ne tient qu'à un mot bafouillant mais au moins elle a le mérite d'être claire. La créature se penche à nouveau, frottant son front contre le crâne de Sonja dans un geste presque affectueux alors que son souffle brûlant et puissant chatouille sa lourde chevelure. Si la bête semble soudainement plus paisible, les cris qui retentissent à nouveau viennent immédiatement briser l'instant de paix. Et les coups de feu partent, fusent avec une violence rarissime. Une balle le heurte, perce tout juste sa peau. La douleur est minimisée et déjà, la petite balle de fer tombe au sol alors que la plaie superficielle se referme d'elle-même. La bête pousse un grognement sauvage, de haine et d'impatience avant de reculer, tentant d'échapper aux balles, un pur réflexe pour ce monstre légendaire que l'on ne peut blesser. Dans sa hâte à échapper aux attaques de ses assaillants, la créature recule, plonge à nouveau dans le fourré pour se cacher dans les ombres. Sonja est libre à présent, mais à quel prix ?

Et le jeu repart, l'ombre passe et repasse, plus vif que jamais. Un nouveau cri de douleur, l'odeur du sang qui se mêle à celle de l'huile des torches. Le premier corps tombe mais l'homme encore vivant est soudainement tiré dans la pénombre avant que son cri d'angoisse ne se change en gargouillis effrayant. Les tires continuent de fuser, les colons attaquent dans le vide, espérant juste que parmi les innombrables balles perdues, une au moins parvient à toucher leur cible invisible et féroce dans la haine qu'elle exulte. Une torche s'éteint, une seconde, un homme vole et heurte le sol avec violence, un autre se fait arracher le bras, puis un fini coupé en deux. La boucherie commence et bientôt, dans le dos de l'inquisiteur, la bête se dévoile à nouveau. Son souffle rauque chatouille sa nuque, sa bave sanglante de ses victimes tombe sur le tissu coûteux de sa tenue. Qu'il prie le parasite, il crèvera comme tous les autres. Les griffes tailles, c'est un geste rapide et vif . Le tissu hivernal à au moins le mérite de limiter les dégâts mais la griffure est néanmoins importante. L'animal, pousse un cri de satisfaction, là au milieu du campement avant de se jeter sur le premier venue. Il laisse Alphaeus en paix mais la pauvre victime sur laquelle la créature à jeter sa dévolue se fait allègrement déchiqueter. Mit en pièce, les viscères qui se répande dans la neige. Il se calme à nouveau, se dresse sur ses pattes arrière avant de se tourner à nouveau vers l'Indien et ses comparses avant de grogner, plus sur le ton de la menace.

« Mon... enfant... Où est... mon... en...fant... ? »

+ Sonja est enfin libre, saine et sauve alors que le wendigo semble se refuser à l'attaquer.

+ Wakiza a réussi à mettre le doigt sur l'un des points essentiels de l'event et parvient à se lier à la bête et ainsi obtenir une information cruciale. Le Wendigo est parent... Père ou mère ? Où est l'enfant qu'il semble avoir perdu ? Dans quelle circonstance ? Est-il encore en vie ?

+ Alphaeus est blessé et son acte à entrainé la mort de trois PNJ. Vos effectifs se réduisent et avec eux les chances de venir à bout de la bête. Continuer le dialogue ou passer à une offensive plus pousser pour venir à bout de la créature qui laisse bien trop de morts dans son sillage ?
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le 01.05.17 12:08
La mort planait juste au-dessus d'elle. Elle la sentait, mais ne lui faisait pourtant aucun mal. C'était étrange. Pourquoi ne pas la tuer, comme les précédentes victimes qu'elle venait de faire ? Les hommes avaient été déchiqueté en quelques secondes. Mais pas elle, elle était encore vivante et ceci pouvait largement tenir du miracle. Quoi que ce n'était pas un miracle, il devait y avoir quelque d'important avec Sonja pour qu'elle lui laisse la vie sauve.

Wakiza fit retentir sa voix, elle ne comprit pas ce qu'il dit, les mots qu'elle connaissait en Indien était assez réduit. De plus avec le stress de ce moment, son cerveau n'était pas apte à comprendre parfaitement une autre langue. Toutefois, les paroles eurent l'effet d'éveiller quelque chose chez la bête. Alors que le grognement de la chose se détacha sous la forme d'un mot, l'un des blancs se mit à tirer et tel de sages moutons, les autres firent de même. Bandes d'idiots incapables, sont-ils incapables de voir que ceci ne fait absolument rien ? Néanmoins, la créature fut touchée, elle le vit de ses yeux, mais ce n'était qu'une égratignure sans importance. Le Wendigo abandonna toutefois Sonja pour se cacher, avant de se remettre en chasse.

Edward n'avait pas attendu pour la rejoindre et voir si elle allait bien, mais ce n'était pas le moment. Sans attendre, elle lui fit signe de la suivre vers Wakiza et les autres indiens. "Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Que lui as-tu demandé ?" demande-t-elle précipitamment, car le temps ne jouait pas en leur faveur. "On peut la battre ! Je vais servir d’appât ! Vous n'aurez qu'à lui balancer l'huile et l'alcool dessus pour l'enflammer !" C'était le seul moyen de l'avoir. Si la chose s'intéresse à Sonja comme elle l'a fait juste avant, elle sera assez immobile et vulnérable pour être touché par les liquides inflammables. Ceci fait également courir un rire à l'ancienne esclave, mais en s'en fiche. C'est son choix et personne ne pourra la faire changer d'avis. Elle voyait bien le regard implorant d'Edward, il refusait l'idée, sauf que lui aussi n'avait pas son mot à dire.
Spoiler:
-Sonja rejoins Wakiza et les siens en compagnie d'Edward
-Elle demande à Wakiza ce qu'il a demandé et ce que la bête à répondu
-Par la suite, elle suggère d'être l’appât pour attirer la bête pendant qu'eux pourront l'enflammer ! BOOM Feu de joie après ça ! *SBAFF*
-
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le 01.05.17 21:03

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LA MAIN DE DIEU
L’instant suivant, ce fut le drame. Les balles pleuvaient sur la bête, mais restaient sans impact, inefficaces au possible pour heurter le monstre cannibale, et nonobstant l’avaient rendu fou furieux. Le Wendigo lâcha sa cible et disparut de nouveau dans les ténèbres, échappant à la vue des humains. Ce fut la panique, et chacun courru dans des sens contraires, comme pour fuir ce danger qu’ils ne pouvaient voir. Ahuri, dépassé, l’inquisiteur resta immobile. S’il s’acharnait tant à combattre les ennemis du Créateur, Alphaeus se demandait parfois pourquoi le Seigneur les avait fait si faibles faces aux démons ; comment combattre les magies les plus noires avec ce corps impuissant ? alors, il se souvenait bien vite que si Dieu n’agissait pas, c’est qu’il leur faisait confiance pour réussir. Que ces impies et ces monstres étaient des épreuves à affronter pour gagner sa place au paradis et rejoindre le jardin d’Eden. Que s’il venait à mourir ici, il aurait au moins fait preuve de vertu et atteindrait le nirvana.

Quoi qu’il en soit, visiblement n’avait-il pas prié avec assez d’ardeur, car ses pensées ne lui furent d’aucune utilité lorsque la bête surgit face à lui. Ses griffes tombèrent sur lui trop vite, trop fort, et Alphaeus reçut le coup de plein fouet. Il crut sa dernière heure venir, se jeta à terre pour rouler sur le côté comme si ça pouvait lui être d’une quelconque utilité, et pria plus fort, implorant le Seigneur dans cette nuit cauchemardesque ; « Seigneur ! Aidez-moi! Seigneur! Sauvez-moi!» Fut-il entendu ? Toujours est-il que la bête se jeta sur un autre. La douleur l’assaillit soudain, là où le Wendigo avait frappé, et il porta une main inquiète à sa blessure, sur ses côtes droites. Il observa sa paluche ensanglantée en serrant les dents, et grogna. Ça le brûlait et l’élançait sur toute la longueur, comme milles aiguilles enflammées qui transperceraient son épiderme. Toutefois il était sauf. Il chercha ses acolytes du regard pour trouver de l’aide, mais dans l’agitation qu’avait provoqué la terreur, la plupart de ses torches s’étaient éteintes et il n’y voyait plus grand chose. Il rampa comme une limace jusqu’à l’arbre le plus proche, se mouvant sur son côté intact pour ne pas aggraver sa blessure, puis s’adossa au tronc. A la va vite, il rechargea son arme, puis jeta des coups d’oeils de part et d’autre pour localiser le monstre. Même s’il la localisait, l’envie de tirer lui était néanmoins passée. Alors pourquoi recharger, lorsqu’il savait les balles inutiles ? Simple habitude, réflexe protecteur pour ne pas céder à la panique la plus totale.

« Mon... enfant... Où est... mon... en...fant... ? »

ça… parlait ? Quelle horreur. Alpha fit le signe de croix et se tut. La bête s’adressait à l’indien, et lui offrait son dos. L’inquisiteur sortit son coupe-choux de son manteau hivernal, avisa la lame affutée avec indécision. Pouvait-il blesser le Wendigo avec cela ? Pouvait-il déjà l’approcher, dans un premier temps, sans se faire repérer ? Rien de plus incertain, et il n’allait certainement pas risquer sa vie une deuxième fois, et qui plus est aussi bêtement. Il temporisa, et attendit de voir ce qu’il ressortirait du semblant de conversation entre la bête et les plumés.

Spoiler:

- Alphaeus se traine contre un arbre
- Il est à l’opposé de la bête par rapport aux indiens
- Il attend avant de faire encore une bêtise What a Face
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le 04.05.17 15:58

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La vengeance indigène
Lorsque la bête aux ramures ténébreuse prononca en mohawk le mot "enfant", Wakiza eut un léger frisson. L'horreur de lacréature était telle qu'imaginer que ce monstre sanguinaire puisse avoir uen descendence avait quelques choses  de tout simplement terrifiant. Le guerrier, fièrement dressé face à la bête n'eut guère le temps d'analyser plus avant le sens de cette courte réponse car sous l'ordre de cet inquisiteur blanc le crépitement des armes a feu  l'interrompit et balaya en une poignée de secondes la fragile trêve que l'indien avait réussi à établir avec le Wendigowak.

Bien évidemment, les balles furent proprement inefficaces contre le monstre. Mais cela, tout ceux des colons qui s'étaient donné la peine de venir entendre sous  son teepee, les conseils de la vieille chamane quelques jours auparavant l'avaient entendu. Mais ce grand visage pâle là n'en avait pas fait partie, Wakiza se serait souvenu de lui s'il avait été membre de la délégation. AMis alors  les Blancs  ne s'étaient ils pas concerté pour  informer les volontaires de cet expéditions? .. ou encore, cet homme-ci était si terrorisé et capable de faire preuve  de raison ,qu'il cédait à la panique et ordonnait l'attaque au moment où une paix et une lueur de compréhension se dessinait enfin dans l'obscurité terrifiante de cette nuit macabre? ... l'indien fronça les sourcils et poussa un "NOON!!" pour tenter de faire cesser l'idiotie de cet assaut aussi inutile qu'aggravant.

La réponse proportionnée de la créature ne se fit pas attendre.Celui qui avait donné l'ordre d'attaqué avait été cruellement blessé et eux qui lui avait obéit n'était désormais plus que lambeaux d'eux-même éparpillés dans la neige. La panique et les hurlement reprirent de plus belle appuyant un peu plus encore la folie terrifiée qui s'emparait des hommes.

L'indien plissa les yeux  et resta sur ses gardes , les jambes légèrement fléchies, l'ame toujours au dessus de sa tête, prêt à bondir pour esquiver, tant faire se peut, une attaque de la bête. Mais  comprenant que seuls ceux qui avaient commis l'erreur de faire feu étaient ciblés, il put rester  à l'endroit où il se tenait et une fois que le calme revint, impressionné par la haute stature lugubre de l'entité sanguinaire,  il déglutit en voyant que cette fois-ci c'est face a lui que le Wendigo se tenait.

De cette silhouette formidable retentirent ces mots, résonnant comme une supplique inquiétante émanant d'un monde fait de peines et de douleurs:

« Mon... enfant... Où est... mon... en...fant... ? »

Pendant ce lapse de confusion ,la jeune femme noire et un autre homme s'étaient approchés du groupe de natifs et leur avaient précipitemment demandé ce qui avait été dit entre WXakiza et la bête. Par chance l'un des jeune guerrier avait quelques notions d'anglais et s’escrima avec un fort accent indigène à leur faire une traduction simultanée tandis que le guerrier téméraire et le monstre conversaient:

"Wakiza demander wendigowak quoi vouloir femme ... wendigowak demander "où être enfant " ..."

Sonja fit immédiatement la proposition d'être l'appat pour de faire usage de l'huile et du feu décidée à en finir avec la bête.Mais le mohawk qui bienque l'écoutant n'avait pas laché Wakiza et le Wendigo des yeux lui répondit:

"Non! toi attendre .. toi regarder Wakiza parlementer avec Wendigo .. si toi  attaquer , toi être blesser ou tuer comme visage pâle "

l'émissaire volontaire quand à lui toujours devant à la bête soutenait la noirceur abyssale de son regard dénué de globes oculaires, s'imprégnant du sentiment inquiétant que ce face à face imposait. Wakiza comprenait qu'il n'avait qu'une poignée de seconde pour agir, parler, faire un choix ... il se souvint des recommandations que Chenoa lui transmises quand ils étaient au bord de la rivière et de la promesse de ne tenter de tuer le Wendigo qu'en dernier recours qu'il  avait fait.

"Tu cherches ton enfant? ..." murmura-t-il sachant que la créature l'entendait parfaitement malgré les râles d'agonies et les cris de douleurs des victimes du derniers carnages qu'il avait commis autour de lui.

Et bien que cela ne lui inspira rien d’encourageant ni de rassurant, Wakiza formula dans sa langue natale une proposition insensée qu'il espérait ne pas être la cause de sa perte:

"Si tu épargnes les vies humaines ici et ailleurs, je t'aiderai à retrouver ton enfant!"

Etait-ce une folie? était-ce un affront? Wakiza venait-il de signer son arrêt de mort? seul le Wendigo en serait juge! Et en signe de paix, de bonne volonté et d'offrande sincère, le guerrier baissa son bras armé resta là, offert courageusement au verdict du monstre. L'indigène savait que ce genre d'esprit dévastateur n'avait qu'à sonder son âme humaine pour savoir si cet acte d'abnégation était véritable ou feint. Mais l'indien s'en remettait à la droiture de son caractère et à la dévotion dont il avait toujours fait preuve pour défendre les siens. Si Wendigo voulait  le tuer sur place, Wakiza ne fuirait pas. Mais s'il croyait en l'âme de cet humain, alors il pourrait compter sur lui pour l'aider a combattre sa tourmente, à retrouver cet enfant perdu, à cesser ce carnage immonde ...

résumé:

- Les indigènes annoncent à Sonja et Edward que Wakiza parlemente avec le Wendigo et qu'ils ne doivent rien faire pour le moment
-Wakiza baisse son arme et se propose d'aider le monstre a retrouver son enfant s'il épargne les humains
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le 05.05.17 9:42

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Le marteau des sorcières
De chair et de cendres

La bête gronde.
La bête grogne.
Le déplaisir et l'impatience déforment son faciès aux traits étrangement humains. Il lui est d'autant plus difficile d'avoir à refouler son instinct meurtrier, de se retenir de massacrer tous ces impudents sur son territoire. Surtout lui, l'homme au dieu impie, lui le visage de ceux qui tue pour une soi-disant bonté alors qu'ils ne laisse dans leur passage qu'un sillage de sang, de feu et de cendre. Alors quand l'inquisiteur sort sa lame, le wendigo pivote vers lui, pousse un long et terrifiant grognement. Le cri guttural fait s'envoler les derniers oiseaux encore présents dans les environs alors que son haleine fétide et quasi infernal, vient lécher le visage d'Alphaeus.

« Pas... de taille... petit ho-mme...de... dieu impi... »

Se contente de grogner la chose avant de s'éloigner de lui, piétinant les cadavres laissés à l'abandon, pataugeant dans leur sang avant de venir souiller la neige de ses pas. Le campement est devenu un tombeau, les armes sont toujours braquées mais tous ont compris que rien ne sert de tirer. Ils épuisent leurs munitions dans le vide. Alors malgré l'angoisse, il a ce silence de mort qui règne dans le campement. Tous les regards sont tourné vers Sonja et les Indiens qui semblent avoir réussi à captiver l'attention de l'ignoble bête.

Tu cherches ton enfant? ... Si tu épargnes les vies humaines ici et ailleurs, je t'aiderai à retrouver ton enfant!

La créature voûte le dos, passe de la position assise à quatre pattes. Tout dans sa posture trahit un besoin de charger. Dans le dos du prédateur, ses muscles roulent sous son derme noirci, ses omoplates ressortent tout comme la pointe de ses vertèbres. Il est comme ces félins caché dans les fourrés qui attendent l'instant propice pour attaquer.

« Non. »

Rétorque la bête toujours sur ce ton au timbre animal. Les lèvres tressautent, laisse entrevoir crocs et salive abondante maculée de sang encore frais.

« Si pas avoir enfant... Moi tuer hommes de faux Dieu... Si pas avoir enfant... Moi tuer tous humain et forcez-toi a regarder... »

Et elle se redresse à nouveau, de toute sa stature avant de soudainement bondir et de se cacher dans les ombres. Et le jeu recommence, ça vient, ça part, ça file. Toujours trop vite pour l'oeil humain. Juste une bourrasque. Et chaque fois qu'elle passe, c'est le cri d'un homme qui meurt. Trois nouveaux cadavre sont éjectés à travers le camp, leur sang qui vous éclabousse est brûlant comparé au froid de l'air. Mais dans les ténèbres, la bête passe la tête, ses cornes sombres brisant l'éclat des torches avant que sa voix gutturale ne s'adresse aux protagonistes.

« Enfant plus jeune que femme noire... Enfant être fille... avoir cheveux et yeux de ténèbres. Vous avoir jusqu'à lever soleil pour ramener enfant... Sinon, enfant d'hommes blancs mourront. »

Alors que la créature disparaît lentement dans les ténèbres et que seul sont pas lourd trahi son éloignement, vous êtes là, au milieu des cadavres. En plus de ne pas avoir pu blesser la créature, vous découvrez que le second enfant disparu est quant à lui, bel et bien vivant.
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le 07.05.17 11:36

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Le marteau des sorcières
De chair et de cendres

Résumé de l'event - phase 2 - Trop fort, trop rapide. Entre mutilation et terreur, le wendigo a imposé sa puissance et poser un ultimatum clair: que son enfant perdu lui soit rendu ou bien celui kidnappé en début d'hiver sera tué et avec, tous ceux que la bête jugera bon à être massacré sans ménagement. Au fond, vous savez tous que les choses peuvent dégénérer à tout instant mais cela n'a fait que renforcer le courage de certain qui durant une nuit complète, qui se sont activement mis au travail pour déjouer les plans du wendigo. Pourtant, bien des échecs sont survenus lors de ces tentatives, cela veut-il dire pour autant que tout est perdu ? Non, car il reste encore à tenir tête à l'infâme créature et à la massacrer avant même qu'elle ne s'en prenne aux trois nations présentes sur le territoire. L'heure n'est plus aux disputes, alors même que le soleil s'apprête à se lever, votre courage devient votre meilleur arme. Ne craignez pas la bête, faite là vous craindre.

◈◈◈

Ils avaient œuvré toute la nuit, planche par planche, clous par clous jusqu'à ce que la fragile barricade autour du campement ne se dresse dans un espoir de protection. Mais ils avaient vu la terrible force de la bête, sa vivacité... Ces quelques planches ne seraient jamais suffisantes pour retenir un tel monstre. Mais que pouvaient-ils faire d'autre ? Et en une nuit, le petit campement précaire censé abriter une vingtaine de personnes à doubler de volume, s'est rempli de tente, se voit venir de la colonie des chargements d'armes, de nourriture. Tous les dons généreux de la populace, ceux amassés sous les ordres du conseil. Ce n'est plus un campement à présent, c'est bastion. Un pitoyable bastion, mais un bastion tout de même qui sera le seul rempart entre les courageuses âmes qui l'abritent et la terrible bête affamée.

Pourtant l'organisation elle, semble prendre forme peu à peu sous la juridiction d'un homme. Le conseil de la colonie ne lâche rien et encore moins lorsque qu'un monstre répugnant arpente librement les campagnes pour massacrer ses habitants sans ménagement. Tout le monde n'est pas courageux là-bas à Warwick bay et si les attentions du conseil semble louable, aucun de ses membres ne s'est pourtant manifester au bastion. Non, ils ont désigner un émissaire avec les pleins pouvoirs pour œuvrer en leur nom au seins même des barricades du bastion. Samuel Drake est le visage qui représente le conseil, si peu ont eu l'occasion de lui parler, sa réputation le précède pourtant. Bon puritain, chef de famille accomplit, veuf assumé à l'ombre austère et rehaussé d'autorité.

Mais Samuel n'est pas le seul à s'imposer de son charisme, l'inquisiteur Vail est là, a fait son retour avec une arme potentiellement dangereuse pour le wendigo et s'il est observé par la plèbe avec une méfiance extrême, tout espère que sa présence sera salutaire et qu'il sera le brave qui terrassera la bête. Cependant si les choses se sont considérablement accéléré durant la nuit, rien n’est gagné d'avance. Dans le bastion, la foule grossit à chaque minute, les indépendants du territoire viennent trouver refuge, des Gitans aussi. Si tous espèrent trouver la protection ici, leur présence risque de compliquer les choses durement. Dans la tente principale où Samuel et Alphaeus sont sans doute occupés à parler stratégie, un soldat fait son entrée. C'est le capitaine de la milice, Grégory McLane, un homme intrépide mais sans doute trop terre à terre dont l'esprit est bien loin des superstitions qui règnent dans les alentours.

« Messieurs. » Salut poliment McLane avant de s'approcher de la table où une large carte de la région est éclairé par une lampe à huile. « Nous avons reçu un message, notre émissaire envoyé chez les Mohawk est revenu avec des mauvaises nouvelles... Leur chef a retiré ses troupes, ces maudits sauvages nous ont lâché à la dernière minute et toujours aucune trace de l'enfant que recherche la bête. On ne sait ni de qui il s'agit, ni où il se trouve... Le soleil se lève dans une heure, ce serait un miracle si les Indiens changeaient d'avis pour nous épauler. Et sans ce guerrier mohawk pour traduire ce que cette créature peut bien nous dire avant de tous nous massacrer... » Il soupir, las et épuisé. «  Et ce n'est pas le seul problème... Nous avons des dizaines et des dizaines de réfugier qui prennent refuge ici... J'ai reçu un autre message, Warwick Bay a fermé ses portes, empêchant quiconque de rentrer et de sortir de la colonie sous ordre du conseil, si les choses tournent mal, nous sommes coupé de tout... Par conséquent, tous ceux extérieurs à la colonie s'amassent ici dans le bastion. Notre nombre triplé en l'espace de quelques heures et ce n'est que le début... Nous ne pourrons pas protéger tout le monde... J'espère que vous avez trouvé un prêtre de rechange ! Je me fiche de savoir si c'est un homme ou une bête dopée à la poudre de perlimpinpin mais le conseil exige la tête de cette chose empalée sur une pique. »

McLane est à bout de nerfs et commence à avoir du mal à le cacher. Il observe la carte en silence avant de laisser ses doigts glisser sur le Vélin. Il est soucieux et à toutes les raisons du monde de l'être.

« J'ai fait savoir dans les rangs que nous cherchions des volontaires pour former un groupe de recherche. Je prie pour que ce gosse soit encore vivant quelque part...»

Une tête émerge soudainement par l'embrasure de la tente. C'est Thomas, un homme maigrelet avec un œil de bois qui lui donne l'air aussi sordide qu'idiot. Tremblant, il observe les trios avant de lâcher d'une voix criarde.

« Cap'taine ! Vous avez dit qu'il fallait venir vous voir si y avait du nouveau ! Il y a deux sauvages qui viennent de pénétrer dans le bastion chef ! Vous devriez venir voir, l'un d'eux il n'est pas comme la femelle qui l'accompagne, il est plus … euh... » Il fronce les sourcils, cherchant les mots. « Comme nous. C'est ça ! Il est plus comme nous, chef! »
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le 20.08.17 12:36

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L'Ombre et la Proie
Fortifiez-vous et ayez du courage!
Ne craignez point et ne soyez point effrayés devant eux;
car l'Éternel, ton Dieu, marchera lui-même avec toi,
il ne te délaissera point,
il ne t'abandonnera point.

{Deutéronome 31:6}




Isaac marche à pas lents. Les brindilles craquent sous la semelle de ses bottes. Elles se font plus rares, plus ténues. Les épines de pins sont loin derrière eux. Mousses et racines se sont mues en une herbe grasse, rebattue par les sabots et les roues de chariots. Puis le gel a finalement raison de toute verdure.

Ils sont aux portes de la civilisation dans cette écrin de nature hostile.

Le jeune homme sert le poing. Le cuir usé de ses gants gémit contre les rennes de son cheval. La jument piaffe sous le poids d'un corps,  bel et bien vivant cette fois-ci. Chenoa monte à cru, là où le cadavre emmailloté d'Alaric Figtree n'est plus. Contraint de l'abandonner à Wakiza, en échange de la promesse de veiller sur sa moitié, Ohanzee est le seul rempart entre la fille du Wendigo et les victimes de celui-ci. Dieu avait vu juste à son endroit et ses paroles n'en prennent que plus de sens :  "Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante." {Psaumes 127:1}. Il n’est qu'un humble messager du Seigneur, posé sur une route de conflits. Il sera son dévoué serviteur dans cette quête vaillante de salut. Au loin les fortifications se dessinent. On entend marteaux et clous chanter de frais.

- Nous arrivons, Chenoa. Prenez donc ceci.

Il se départit de sa cape pour la lui tendre. Son regard reste baissé, toujours angoissé à l'idée de l'observer trop franchement.

- Les puritains craignent les Peaux-Rouges et d'avantage quand ils exhibent leur derme impudiquement. Je ne souhaite nullement vous faire ombrage, mais nous vous offrons déjà en pâture à leur courroux. Tâchons de mettre toutes les chances de notre côté pour qu'ils n'ajoutent pas de menus graviers aux murailles de leur haine.


Le métisse reprend la marche et à quelques mètres des premiers hommes, fait halte. Une prière silencieuse, le temps d'un souffle, et sa voix tonne, forte de son éloquence, forte de la mission qui lui incombe.

-  Gardiens de Warwick Bay, nous demandons humblement à entrer dans votre campement. Nous sommes porteurs d'informations capitales qui seront déterminantes dans cette lutte entre lumière et obscurité. "Si l'Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l'Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain." Soyez assurés que seul Dieu est mon souverain et que c'est à l'aulne de sa guidance que je suis à vos pieds.

Les deux mains levées,  visibles et désarmées, Isaac s'annonce comme un homme de paix. Reste à savoir si il sera accueilli comme tel.
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le 20.08.17 22:35

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